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Date de création : 28.02.2014
Dernière mise à jour :
13.02.2026
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Origines et jeunesse de RABBI HAÏM BEN-ATTAR.

Rabbi ‘Haïm Ben-Atar, l’auteur de l’illustre Or Ha’Haïm, est né dans la ville de Salé prés de Rabat, au Maroc, en 5456 (1696). Dans son enfance, il étudia la Torah auprès de son propre grand-père, Rabbi ‘Haïm Ben-Atar, dont il porte le nom. Le jeune ‘Haïm fut très rapidement reconnu comme un jeune homme de grande envergure, destiné à devenir l’un des maîtres de sa génération.
Dès qu’il eut l’âge adulte, Rabbi ‘Haïm eut à cœur de pourvoir lui-même à ses besoins. À cette fin, il exerça le métier d’orfèvre, spécialisé dans la broderie de vêtements luxueux sertis d’or et d’argent.
Il prit pour épouse la fille de Rabbi Moché Ben-Atar, visiblement un lointain cousin. Après son mariage, il vécut dans la maison de son beau-père, où il consacra le plus clair de son temps à l’étude de la Torah. Il y fonda même une Yéchiva, où de nombreux jeunes gens vinrent s’abreuver de ses enseignements. Au fil des ans, la notoriété de Rabbi ‘Haïm s’étendit et dépassa les frontières. Sa sainteté exceptionnelle lui valut le nom de « Or Ha’Haïm HaKadoch » (le Saint Or Ha’Haïm).
Mais cette période de sérénité ne dura guère : en 1728, son beau-père décéda, laissant derrière lui une immense fortune. Cette manne soudaine n’apporta à Rabbi ‘Haïm que des tracas. Certains individus le traînèrent en justice, donnant lieu à d’importants litiges. Les autorités s’en mêlèrent et finirent par confisquer une partie des biens du maître. Et pour couronner le tout, un différend éclata entre les héritiers, si bien que Rabbi ‘Haïm fut lui-même incarcéré pour des affaires auxquelles il était totalement étranger.
En raison de ces nombreuses adversités, Rabbi ‘Haïm décida de quitter Sali, sa ville natale, avec sa famille. Il séjourna pendant un moment à Meknès, et de là, il rejoignit Fès. Il connut alors quelque temps de répit, et put s’adonner pleinement à l’étude de la Torah avec de fidèles compagnons.
En 1738, une terrible famine sévit au Maroc, « décimant la majorité de la population marocaine, contraignant les survivants à fuir vers les montagnes », comme il en témoigne lui-même. Rabbi ‘Haïm et les autres Rabbanim de Fès prirent pour leur part la route de Tétouan, la capitale de la zone espagnole.
Un long périple jusqu’en Israël
Mais là encore, le maître de Sali ne connut qu’un court répit. À ses yeux, les nombreuses épreuves auxquelles il avait été confronté indiquaient que l’heure était venue de partir vers d’autres horizons, et de rejoindre le pays de ses ancêtres : la terre d’Israël.
L’annonce de son départ suscita un grand émoi dans la communauté marocaine. Bon nombre de ses élèves ne pouvaient concevoir de poursuivre leur vie loin de leur maître bien aimé. D’un commun accord, plusieurs d’entre eux prirent leurs dispositions et décidèrent de se joindre au voyage. À cette annonce, Rabbi ‘Haïm se détermina à fonder une Yéchiva à Jérusalem, où ses disciples pourraient poursuivre l’étude de la Torah. Celle-ci porterait le nom de « Knesset Israël ».
De Tétouan, le petit groupe rejoignit Alger en longeant les rives méditerranéennes, au gré de nombreuses péripéties. En 1739, le maître et ses élèves embarquèrent pour Livourne, en Italie, où ils restèrent pour une longue escale. Rabbi ‘Haïm mit à profit ce séjour improvisé pour faire imprimer deux de ses plus importants ouvrages : le Or Ha’Haïm – son illustre commentaire sur la Torah – et le Péri Toar – un commentaire sur le Choul’han Aroukh. Il profita également de ce séjour pour récolter des fonds auprès des riches communautés italiennes, au profit de sa future Yéchiva. Vivement marqué par la personnalité du Or Ha’Haïm, un certain nombre de sympathisants mirent sur pied un organisme de soutien, appelé « Midrach Knesset Israël », dont l’objet était d’entretenir financièrement la future Yéchiva.
Le premier jour du mois d’Av 1741, le groupe reprit la route de la terre d’Israël, augmenté d’un certain nombre de familles italiennes qui s’étaient décidées à se joindre à l’aventure. Au total, trente familles embarquèrent à Livourne en direction d’Alexandrie, en Égypte. Après une courte escale, ils reprirent la route en direction de Jaffa. Mais pendant le voyage, le capitaine du navire changea de trajectoire et débarqua finalement à Akko, au nord du pays. Il s’avéra par la suite que cette décision fut particulièrement propice : une terrible épidémie sévissait alors de Jaffa jusqu’à Jérusalem, décimant les populations.
Naissance de la Yéchiva
C’est ainsi qu’en un premier temps – depuis le mois de ‘Hechvan jusqu’à la fin Iyar 1742 –, la Yéchiva du Or Ha’Haïm élut résidence à Akko. L’étude de la Torah débuta entre les murs de la Yéchiva avec une grande assiduité. Mais en l’espace de quelques mois, deux jeunes gens périrent soudainement : il s’agissait de Rabbi Chmouël Na’hman, « un homme sage et pieux », et d’un jeune garçon du nom de Yéhouda HaCohen. Ces deux drames consécutifs ébranlèrent profondément le Or Ha’Haïm. Il soupçonna que ceux-ci étaient dus au fait que, selon les décisionnaires, il n’est pas si évident que la ville d’Akko fasse partie du territoire d’Erets-Israël. La décision fut aussitôt prise de quitter cette ville, et la Yéchiva alla s’installer dans le petit village de Peki’in, entre Akko et Safed.
Pendant cette période, Rabbi ‘Haïm Ben-Atar et ses disciples organisèrent une expédition pour pèleriner sur les tombes des Justes enterrés dans le nord du pays. Ils se rendirent notamment à Tibériade, où ils furent accueillis par le maître des lieux, Rabbi ‘Haïm Aboulafia. Ce dernier, originaire d’Izmir, était arrivé en Terre sainte dès 1740, dans l’intention de faire renaître la communauté juive d’Israël. Lors de la rencontre des deux maîtres, le Rav de Tibériade insista vivement auprès du Or Ha’Haïm pour qu’il établisse sa Yéchiva dans sa ville, sur les rives de la Kinnereth.
Il expliqua qu’en raison de son grand âge, il lui était difficile d’animer sa communauté et d’inciter ses fidèles à l’étude de la Torah. Il garantit au Or Ha’Haïm une totale liberté d’action, lui assurant qu’il serait le seul maître de la ville. De surcroît, le Rav Aboulafia lui proposa un soutien financier permettant de subventionner la Yéchiva.
Cette proposition ne manqua pas de séduire le Or Ha’Haïm. Il consulta à cette fin ses donateurs italiens, pour avoir leur avis sur la question. La réponse de ces derniers fut mitigée, et finalement, la décision fut prise de rejoindre tout de même la sainte ville de Jérusalem.
En route pour Jérusalem
À la fin du mois de Tamouz, la nouvelle arriva que l’épidémie avait cessé à Jérusalem. Aussitôt, le maître et ses élèves prirent leurs dispositions pour entreprendre un nouveau voyage. Quelques jours après Ticha BéAv, ils prirent la mer à Akko et naviguèrent jusqu’à Jaffa sur de petites embarcations. De là, ils rejoignirent Jérusalem, où ils furent accueillis en grande pompe par les Rabbanim et la communauté locale. Spontanément, le Or Ha’Haïm fut désigné comme le nouveau maître de Jérusalem.
C’est dans la cour de Rabbi Immanouel ‘Haï Riki, l’auteur du Michnat ‘Hassidim, que la Yéchiva Knesset Israël élit alors résidence. « Bien que les locaux soient trop exigus pour contenir tous nos élèves, écrit le maître en personne, nous nous y sommes installés provisoirement en serrant les bancs, car cet endroit est discret, à l’abri des ennemis et des obstacles fâcheux. Nous y resterons jusqu’à ce que je trouve un lieu consacré à D.ieu, qui soit suffisamment large pour nos sages et nos disciples… »
À Jérusalem, le Or Ha’Haïm reprit son étude et son enseignement avec un regain d’énergie, dans un esprit de parfaites pureté et sainteté.
Par un passage souterrain qui reliait la synagogue à un mikvé, le Or Ha’Haïm allait s’immerger chaque matin, avant la prière, dans les eaux du bassin, après quoi il s’installait à longueur de journée dans la petite maison d’étude, où il étudiait la Torah et l’enseignait à ses fidèles disciples.
La synagogue du Or Ha'Haïm, préservée jusqu'à nos jours.
[Quelques décennies plus tard, les locaux de la Yéchiva furent repris par les élèves du Gaon de Vilna, qui eurent ainsi l’immense privilège d’étudier dans la synagogue du saint Or Ha’Haïm. On peut encore visiter ces locaux dans la Vieille Ville de Jérusalem, ceux-ci étant aujourd’hui intégrés au musée « Beth Weingarten ».]
Malheureusement, cette période de sérénité prit elle aussi rapidement fin. Moins d’un an après son arrivée à Jérusalem, le saint Or Ha’Haïm fut rappelé par son Créateur. Le 15 Tamouz 5503 (1743), à l’issue du Chabbat Pin’has, Rabbi ‘Haïm Ben-Atar décéda alors qu’il était âgé d’à peine quarante-sept ans.
Il fut enterré sur les flancs du Mont des Oliviers. Depuis lors, sa sépulture est devenue l’un des lieux saints d’Israël, où des milliers de Juifs viennent chaque année prier et invoquer le mérite du Tsadik, notamment à l’occasion de sa Hiloula.
Malgré son décès précoce, le Or Ha’Haïm continue de vivre à travers les héritiers de son message. Comme le disent nos Sages : « Même après leur décès, les Justes sont considérés comme vivants ! »
La Hilloula du Rav Hayim Moché Ben Attar zts'l, qu’on connaît mieux sous le nom du Or Hahayim Hakadosh.
Le Or Hahayim, né à Salé prés de Rabat au Maroc en 1696 dans une famille originaire d’Espagne, s’est éteint à Jérusalem en 1743. Homme d’une grande érudition, il était l’auteur de plusieurs ouvrages importants dont son fameux commentaire sur la Tora. Il était également un grand talmudiste et un cabaliste de renom.
Après avoir passé une partie de sa vie au Maroc, il est monté en Israël à l’âge de cinquante ans avec une trentaine de ses disciples, en passant par Alexandrie.
Après son arrivée dans le pays, il s’est établi avec eux dans la ville d’Acco. Il a ensuite vécu à Peqiin et s’est installé à la fin de sa vie à Jérusalem. Il a été enterré au Har Hazeitim, le Mont des Oliviers.
Avant de monter en Terre Sainte, il avait déjà apporté sa contribution au repeuplement juif d’Eretz Israel. Il était en contact avec de nombreux rabbanim, dont le Baal Chem Tov, fondateur de la Hassidout, qui considérait qu’il avait toutes les qualités requises pour être le Mashiah. L’un de ses élèves les plus éminents fut le H’ida – Rav Yossef Hayim Azoulay.
De très nombreuses communautés, tant en Israël qu’en diaspora, marqueront, comme chaque année, avec ferveur la date anniversaire de son décès, le 15 Tamouz.
"Cet homme venu du Maghreb possède sagesse, sciences et crainte de D’, il a l’apparence d’un mortel mais c’est un ange de l’armée céleste ".