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UN PEU D'HISTOIRE DES JUIFS DE TANGER.

Publié le 20/05/2022 à 09:00 par rol-benzaken Tags : png maroc mort sur center place saint presse
Tanger.
 

Site stratégique âprement disputé au cours des siècles, avec ses 400 000 habitants, Tanger est aujourd’hui un port important et l’un des principaux centres industriels du pays dans le domaine textile.

C’est aussi une ville de transit, où les activités économiques s’appuient sur l’industrie du tourisme et la finance.

 
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Elle tente d’attirer les investisseurs, le gouvernement de S.M. le roi Hassan II ayant instauré une zone de libre-échange au cours des années 1990. La construction d’un pont reliant Tanger à l’Espagne est un projet important qui reste à financer.

Les Marocains demeurent les maîtres de la ville jusqu’en 1472; les Portugais seront alors les premiers à ravir la ville aux Arabes. Expulsés d’Espagne au XVe siècle, quelques megorashim s’installent à Tanger.

Au XVIe siècle, alors que la ville est sous le contrôle des Portugais, des Juifs originaires de Safi et d’Azemmour venus s’y installer se heurtent aux interdits proclamés par le Tribunal de l’Inquisition et doivent quitter la ville peu de temps après.

Sauvés des persécutions et des conversions forcées à la suite de la défaite et de la mort du roi Sébastien du Portugal, lors de la bataille des Trois Rois, les Juifs célèbrent cette victoire par le ¨Pourim de Sébastien¨ ou ¨Pourim des Chrétiens¨, dont Tanger fut le théâtre.

Après avoir récupéré la ville, les Espagnols en sont délogés en 1661 par les Britanniques, qui y restent jusqu’au XVIIIe siècle. Grand carrefour du commerce méditerranéen, Tanger est désormais une « ville britannique ».

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Sous la domination anglaise, l’immigration de Musulmans et de Juifs est encouragée et de nouveaux noyaux (Larache et Alcazarquivir) viennent se greffer à la communauté juive qui bénéficiait déjà d’un apport hollandais ; elle connaissait des dissensions entre Juifs autochtones et ceux d’origine étrangère, entre Juifs tétouanais et tangérois.

Expulsés par l’administration britannique en 1677, les Juifs reviennent trois ans plus tard et occupent d’importantes missions diplomatiques. Ville sans mellah, les communautés juive, musulmane et chrétienne vivent dans la proximité.

La domination de l’Angleterre s’achèvera en 1684, devant les armées de Moulay Ismaïl. Les Anglais quittent la ville après avoir saboté le port et dévasté l’agglomération. Pendant un peu plus de deux siècles, la ville redevient marocaine, mais elle est toujours convoitée par les Espagnols qui la bombardent en 1791.

Dépeuplée et appauvrie, Tanger ne compte guère plus de 800 Juifs au début du XIXe siècle. Elle devient alors la ville des consuls et des artistes (Delacroix, Saint-Saëns, Matisse…), mais aussi le symbole de la colonisation, car Français, Espagnols, Anglais et Allemands luttent pour en être les maîtres.

Encore chancelante, la communauté juive tangéroise connaît une lente progression passant à 2 000 membres en 1835 et à 3 500 en 1867. Elle est même épargnée par le bombardement qui détruisit, en 1844, une partie de la cité, qu’elle commémore par le Pourim de las bombas.

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Dirigée par Mordecai Bengio, talmudiste réputé, la communauté se caractérise par une classe moyenne prospère, à côté des riches marchands et de personnalités influentes qui recevront en 1863, la visite de Sir Moses Montefiore.

Parallèlement se met en place, à partir des années 1860, la Junta qui administre la communauté et édicte ses règles de fonctionnement. Une nouvelle migration en provenance de Tétouan lui permet de se développer et de financer les premières écoles de l’AIU, en 1864.

Elle confirme aussi sa spécificité, caractérisée par sa culture espagnole et l’usage courant du castillan. À partir de 1870, des journaux juifs paraissent, le plus célèbre étant sans doute Le Réveil du Maroc (1884).

Généralement progressiste et multilingue, cette presse encourage le processus de modernisation du Maroc. Les Juifs occupent une position importante dans la ville où ils servent d’intermédiaires entre les instances locales et les puissances européennes. Au XXe siècle, « l’Entente cordiale » est conclue par le pacte franco-britannique, adopté en 1904.

Ces deux nations conviennent d’un partage de l’Afrique et règlent leurs différends. Guillaume II, « au nom de l’islam », débarque en 1905 pour récuser les prétentions franco-espagnoles sur Tanger devenue de plus en plus convoitée.

Le traité d’Algésiras (1906) établit le Protectorat français et espagnol au Maroc. En 1912 les rivalités européennes reprennent et aboutissent au compromis signé en 1923. Tanger est déclarée « zone internationale », dix consuls et un mendoub (représentant du sultan) assurent la gestion du territoire.

Bénéficiant d’un port franc, la ville est soumise aux intérêts et aux activités les plus diverses. À cette période, la communauté juive compte 10 000 membres. Les voyageurs y transitent en partance pour l’Amérique, qui exerce déjà ses attraits, ou pour Casablanca. Un important réseau institutionnel est créé au sein de la communauté. La communauté juive retrouve un second souffle grâce au marchand Abraham Benamor, originaire de Meknès, qui fonde une communauté en faisant venir de Meknès 150 nouveaux membres. En 1744, son premier dayyan, originaire de Meknès, Yehudah Hadida, dirige la ville.

D’autres le suivront, comme les rabbins Aaron Tolédano et Moses Tolédano, qui dirigera la synagogue Knesset Hagdola. Des commerçants originaires de Rabat et de Tétouan, encouragés par une dispense d’impôts, s’installent alors à Tanger. Des consuls y sont également transférés à la suite de l’expulsion des Chrétiens de Tétouan en 1772. De riches commerçants juifs habitent alors cette ville. À leur tour, les Juifs tangérois souffrent des exactions de Moulay Yazid, qui impose un très lourd tribut à une communauté appauvrie.

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À la fin du XVIIIe siècle, un conflit oppose des factions rabbiniques et provoque le détachement de la communauté de Tanger de celle de Tétouan. Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, Français et Britanniques en laissent la gestion aux Espagnols qui représentent le cinquième de la population.

C’est au cours des années 1950 que les effectifs de la communauté sont au plus haut, avec quelque 17 000 personnes. La communauté dispose de deux centres récréatifs et culturels, le ¨Cercle de Tanger¨ et ¨le Casino de l’Union, ainsi qu’un important réseau de synagogues.

Les plus anciennes, la Knesset Hagdola, le Temple Nahon, entièrement restauré en 1994, et le Temple Mordecai Benjio ne sont plus ouverts au culte ; les fidèles fréquentent Shaar Raphaël et la synagogue Benatar. Synagogue Nahon Parmi les figures qui ont marqué l’histoire de la communauté juive de Tanger, on peut citer : Pinhas Assayag, Jacob Attal, Abraham Benamor de Meknès, Ben Ayon, les rabbins Mordecai et Moshe Bengio, José Benoliel, Joseph Chriqui d’Essaouira, Levy Cohen, Jacob Falcón, Abraham et Isaac Larédo, Moises Maman de Meknès, Salomon Pinto, Salomon Pariente, Samuel de Paz, Abraham Pimienta, Samuel Sunbal, les rabbins Aaron, Moise et Abraham Toledano, Samuel Toledano; et les familles Abensur, Azancot, Benchimol, Bengio, Chriqui, Nahon, Sicsou et Toledano.

 



Commentaires (1)

Anonyme le 11/09/2018
Pourquoi vous avez parti à Israël, or vous étiez si bien dans votre pays authentique le Maroc ?


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