>> Toutes les rubriques <<
· JUIFS DU MONDE. HISTOIRE. PERSONNAGES. (3445)
· ROIS.PRINCES.LA COUR ROYALE DU MAROC (265)
· JUIFS. CAMPS DE LA MORT. NAZIS. SHOAH. (2467)
· CÉLÉBRITÉS. COMÉDIENS. ARTISTES. (31)
· 1-RÉCIT D'UNE ENFANCE A RABAT. (455)
· TOUR DU MAROC EN 365 JOURS ET +.2013. (400)
· MELLAHS, ARTISANS ET VIE JUIVE AU MAROC. (255)
· CIMETIÈRES ET SAINTS JUIFS DU MAROC. (284)
· ROTHSCHILD. FAMILLES. DESCENDANCES. (449)
· ANNÉES 60. ANNÉES YEYE. (304)
Date de création : 28.02.2014
Dernière mise à jour :
14.03.2026
21059 articles
bonjour,
3 erreurs dans votre récit, 1/ photo : dans votre commentaire vous avez mis cheikh marocain au lieu
Par Anonyme, le 03.03.2026
je suis sur la photo en bas des autres au troisième rang debout la quatrième
Par Anonyme, le 02.03.2026
mon grand père yossef benarroch ז"ל , est le petit fils de cheikh daoud ז"ל
cheikh daoud s'appellait david
Par Anonyme, le 01.03.2026
auj nous avons tous 80ans ou plus. andré nicole dany au club écossais le dimanche en tenues chic!!! dany au go
Par Anonyme, le 25.02.2026
je suis un membre de la famille labbouz j'habitais à fes et j'ai quitté tot ,le maroc
le travail que vous ave
Par Anonyme, le 23.02.2026
· NABILLA BENATTIA.
· PRINCESSES ET PRINCES DU MAROC.
· LISTES DES PRÉNOMS HÉBRAÏQUES.
· PIERRES SUR LES TOMBES JUIVES ?
· LA CHANSON D'AUTREFOIS: TRABADJA LA MOUKERE.
· JEU DE NOTRE ENFANCE LA CARTE MAROCAINE: RONDA.
· ZAHIA DEHAR.
· PRINCESSE LALLA LATIFA HAMMOU DU MAROC.
· C’ÉTAIT LES DISCOTHÈQUES DE NOTRE JEUNESSE A PARIS.
· LES JUIFS CONNUS FRANCAIS.
· LA MAHIA EAU DE VIE MAROCAINE.
· LES FRERES ZEMMOUR. CRIMINELS JUIFS FRANCAIS.
· LE MARIAGE TRADITIONNEL AU MAROC.
· LES EPOUSES DU ROI HASSAN II DU MAROC.
· FEMMES INDIGÈNES POSANT NUES AU MAROC.
société sur center bonne base vie moi france monde photo voyage chez enfants fond maison fille message image texte sur
Le musicien Michel Jonasz a réagi dimanche à la multiplication des actes antisémites commis ces derniers temps en France.

“Vous savez à quoi je pensais ces derniers temps ?
Heureusement que ma mère n’est plus là pour voir ça. Ma mère, partie de Hongrie pour arriver en France, a eu ses parents et quatre de ses frères qui sont partis en fumée par les cheminées d’Auschwitz”, a-t-il dit, du magazine ’20h30 le dimanche’ diffusé sur France 2.
“Je me dis : heureusement qu’elle n’est pas là pour voir les croix gammées sur le portrait de Simone Veil, pour voir marqué “Juden” sur la vitrine d’un commerçant juif. Sarah Halimi et Mireille Knoll assassinées parce que juives, la mémoire souillée d’Ilan Halimi, et tant d’autres actes antisémites, encore hier… [l’agression dont a été victime le philosophe Alain Finkielkraut, samedi 16 février 2019, à Paris, en marge d’une manifestation de “gilets jaunes”]. Elle me dirait : ‘Michel, je ne comprends pas, ça existe encore ?’ Eh bien oui…”, a-t-ilAntisémitisme : “Heureusement que ma mère n’est plus là pour voir ça”, affirme Michel Jonasz à 20 h 3O Dimanche
“J’ai bien conscience qu’on ne peut pas comparer l’antisémitisme d’aujourd’hui avec celui que l’on évoque dans la pièce [Michel Jonasz est sur scène dans Le Cas Eduard Einstein à la Comédie des Champs-Elysées, à Paris]. Non, ce serait indécent de comparer cet antisémitisme d’aujourd’hui avec celui du parti nazi, d’Auschwitz, de la Shoah, des six millions de juifs exterminés. Ce serait complètement indécent”, a ajouté le musicien.
“Celui qui ne dit rien est aussi fautif que celui qui commet l’acte, peut-être même plus. Ces signes-là doivent faire de nous des vrais combattants parce que c’est dangereux… Notre révolte doit s’incarner en actes. L’indignation ne suffit plus. Il y a deux axes : la justice qui doit être à la hauteur du défi, être plus sévère, et surtout la base : l’éducation. Quand j’étais môme à Drancy, d’où sont partis deux de mes oncles, la journée commençait avec la leçon de morale à la communale. Elle tournait autour du respect du voisin, quels que soient sa religion, sa couleur de peau, son milieu social… Je m’adresse aux parents : c’est votre rôle de transmettre ce message-là à vos mômes, ce sentiment qu’on appartient à une famille humaine. Sinon, vous ratez votre rôle, vous n’êtes pas de bons parents. Et l’Education nationale doit faire des leçons d’histoire pour éviter le révisionnisme.”, a-t-il conclu.
Michel Jonasz: «En 1953, avec ma soeur et ma mère.»

Le témoignage de Michel Jonasz sur la disparition de la famille entière de sa mère, hormis une sœur, lors des exécutions et des rafles du régime nazi.
Mon grand-père, Abraham Weisberg, à qui je rends hommage à travers mon spectacle [«Abraham» présenté actuellement à la Gaîté Montparnasse], est né en 1887 en Pologne. A l’âge de 20 ans, il part en Hongrie épouser Rosele, la fille d’un sage que tout le monde consulte. Ce couple très uni a sept enfants parmi lesquels ma mère, Charlotte.
Abraham est kantor à la synagogue et tient en même temps une petite épicerie où l’on trouve un peu de tout. Il n’est pas bien riche car il passe sa vie à faire crédit à ses clients. Quand Louis, son fils aîné, obtient son bac, Abraham l’envoie à Paris par l’intermédiaire d’une association juive, qui paye le voyage, pour qu’il puisse y entreprendre des études de médecine.
Quatre des autres enfants rejoindront par la suite leur frère aîné à Paris. Il y a d’abord sa sœur Mancy, qui ouvre à Blanc-Mesnil un petit salon de coiffure où travaillera ma mère lorsqu’elle arrivera elle-même en France à l’âge de 16 ans. Elle y fera d’ailleurs la connaissance de mon père, un client du salon, lui-même d’origine hongroise. A l’exception de cette sœur, ma mère va perdre toute sa famille pendant la guerre.
D’abord ses parents et leurs deux plus jeunes enfants, Isaac et Bella, chassés de Hongrie en Pologne pour y être déportés, puis ses deux frères vivant à Paris. Le premier est dénoncé par le concierge de son immeuble; le second, le médecin, est parti consulter une parente lorsque des policiers viennent arrêter la malade et sa famille. On lui demande ses papiers et on l’embarque avec les autres. Il était juste là au mauvais moment. Les noms de mes deux oncles figurent aujourd’hui au Mémorial de la Shoah. Quant à la dernière sœur de maman, elle est retrouvée morte mystérieusement dans sa chambre de bonne.
Moi, je suis né à Drancy en 1947. Enfant, le dimanche, chez mes grands-parents paternels, on parle beaucoup de la guerre et de la déportation. Je saisis des bribes de conversation et je reconstitue le puzzle. J’ai l’impression d’avoir toujours su ce qui s’était passé. Je n’ai pas la sensation que l’on ait cherché à me cacher quoi que ce soit. Je me souviens d’un jour, à la communale, où un petit garçon me dit: «J’aime pas les Juifs!» Je réponds: «Ah bon! Moi j’en connais un, il est très gentil!» Je n’ose pas lui avouer que je suis Juif. Je sais que c’est être différent, très particulier. Que ça peut aussi être dangereux, même si au fond de moi j’en éprouve une certaine fierté.
Durant mon enfance, j’entends souvent ma mère répéter: «Pourquoi suis-je encore vivante, pourquoi suis-je encore là?» Il y quelques années, je me suis rendu à Auschwitz avec le train de la mémoire. J’y avais emmené ma mère qui voulait voir l’endroit où sa famille avait été décimée. J’ai également retrouvé une photo de famille prise en Hongrie en 1921. On y voit mes grands-parents maternels entourés de leurs enfants, parmi lesquels maman à l’âge de 4 ans. C’est la photo qui est projetée sur grand écran à la fin de mon spectacle et qui figure également, désormais, sur le buffet de la salle à manger de ma mère.
En regardant cette photo, elle continue à me répéter: «Dire que je suis la seule survivante! Hitler a tué toute ma famille...» Je lui demande: «Pourquoi tu parles toujours de ça?» Elle me répond: «Pour ne pas oublier.» A 93 ans, avec une précision inouïe, elle continue à parler de la Hongrie, de sa maison, de son père qui chantait à la synagogue et qui avait une voix admirable.
Les 6 millions de Juifs assassinés pendant la guerre m’ont toujours bouleversé. Pour moi, ils ne représentent pas un chiffre abstrait, mais une vie plus une autre plus une autre. Chaque vie vaut la peine d’être racontée. Celle de mon grand-père Abraham en est une parmi les autres. J’ai fait des recherches très poussées pour retrouver la trace d’Abraham, de Rosele, de Bella et d’Isaac. D’eux, il ne reste rien nulle part. Aucun nom sur un registre, aucun document, le néant absolu. C’est comme s’ils n’avaient jamais existé. Comme s’ils n’avaient jamais été autre chose que cette fumée s’échappant des crématoires. Leur consacrer un spectacle retraçant leur vie, leurs rires et leurs larmes, c’était leur redonner un peu de vie. Ma façon toute personnelle de leur rendre hommage.

