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Date de création : 28.02.2014
Dernière mise à jour :
15.01.2026
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Roman Vishniac, né le 19 août 1897 et mort le 22 janvier 1990, est un photographe américain d'origine juive russe, principalement connu pour son travail photographique sur la culture des juifs d'Europe de l'Est avant la Shoah.
L'intégralité de son œuvre est archivée à New York au Centre international de la photographie.
Vishniac a été un photographe polyvalent, un biologiste accompli, un collectionneur éclairé et professeur d'histoire de l'art. Durant toute sa vie, il contribue de manière significative aux champs de la photomicrographie et de la photographie en accéléré. Il fut un passionné d'histoire et spécialement celle de ses ancêtres. Fortement attaché à ses origines juives, il fut par ailleurs un sioniste convaincu.
Roman Vishniac acquit une renommée internationale, particulièrement pour ses photographies des shtetlekh et des ghettos juifs d'Europe centrale et orientale, ses portraits de célébrités et ses photos de microscopie biologique. Il est célèbre pour son ouvrage A Vanished World (en français Un monde disparu, voir bibliographie) publié en 1984, un des premiers livres imagés sur la culture juive d'Europe de l'Est dans les années 1930, juste avant la Shoah.
Jeunesse
Roman naît dans la datcha de ses grands-parents à Pavlovsk dans la banlieue de Saint-Pétersbourg et grandit à Moscou avec ses parents et sa petite sœur Katja. Vivre dans cette ville était un droit accordé à peu de juifs qu'ils eurent parce que son père, Solomon Vishniac, était un riche fabricant de parapluie et sa mère, Manya, était la fille d'un négociant en diamants fortuné. Pendant les mois d'été la famille Vishniac se retire dans sa datcha dans la campagne entourant Moscou, souvent étouffante pendant cette période.
Pendant son enfance, Roman est fasciné par la biologie et la photographie et sa chambre est remplie de "plantes, insectes et petits animaux". Pour son septième anniversaire, sa grand-mère lui offre un microscope sur lequel il adapte rapidement un appareil photo, photographiant entre autres des muscles d'une patte de cafard grossis 150 fois. Il utilise énormément ce microscope, observant et photographiant tout ce qui lui passait sous la main : insectes morts, écailles, pollens ou encore protozoaires.
Jusqu'à dix ans, Vishniac est scolarisé à la maison, puis il intègre une école privée jusqu'à l'âge de 17 ans dans laquelle il gagne une médaille d'or pour érudition. À partir de 1914 il passe 6 années à l'Institut Shanyavsky de Moscou (aujourd'hui Université d'État des sciences humaines de Russie). Pendant cette période, il sert dans l'armée du Tsar, puis celle du gouvernement provisoire et enfin l'armée soviétique.
À l'Institut, il obtient un doctorat en zoologie et devient l'assistant d'un professeur de biologie. Il fait des expériences ayant pour but d'induire la métamorphose chez l'axolotl (une espèce de salamandre aquatique) avec Nikolai Koltzoff, biologiste reconnu. Il obtient des résultats concluants qu'il ne peut publier à cause du chaos régnant en Russie à ce moment-là et voit ses expériences reproduites par d'autres. Malgré ça, il continue et suit une formation de trois ans en médecine
Modèle de Rolleiflex semblable à celui utilisé par Roman en Europe de l'Est.

Berlin
En 1918, la famille Vishniac déménage à Berlin à cause de l'antisémitisme encouragé par la Troisième Révolution russe. Roman les suit et peu de temps après leur arrivée épouse Luta (Leah) Bagg, qui donnera naissance à deux enfants, Mara et Wolf. Roman fait vivre sa famille croissante (et parfois aussi ses parents) en faisant divers petits boulots. Pendant son temps libre, il étudie l'art d'Extrême-Orient à l'université Humboldt de Berlin. Il fait aussi des recherches en endocrinologie et en optique ainsi que quelques photos. À Berlin, il commence aussi sa carrière d'orateur en intégrant le Salamander Club où il fait régulièrement des conférences sur le naturalisme.
Dans les années 1930, alors que l'antisémitisme prend de l'ampleur en Allemagne, il fait son fameux voyage en Europe de l'Est, photographiant la culture des milieux juifs pauvres dans les villages des régions montagneuses et les ghettos urbains. Pendant environ 4 ans, il voyage entre Berlin et des lieux éloignés, prenant des milliers de photos et vivant avec qui voudrait bien l'accueillir tout en continuant de subvenir aux besoins de sa famille à Berlin. En 1939, sa femme et ses enfants déménagent en Suède pour rester avec les parents de Luta, loin de l'hostilité de l'Allemagne. Il retrouve ses parents à Nice durant l'été cette année-là.
À la fin de l'été 1940, Vishniac va à Paris où il est arrêté par la police du maréchal Pétain car la Lettonie, dont il est citoyen, a été intégrée à l'Union soviétique et il est considéré comme « apatride ». Il est emprisonné au camp du Ruchard, un camp de déportation d'Indre-et-Loire. À la suite des efforts de sa femme et de l'aide du American Jewish Joint Distribution Committee, après trois mois, il obtient un visa qui lui permet de s'échapper avec sa famille aux États-Unis via Lisbonne. Son père reste en France où il restera caché pendant toute la guerre. Sa mère meurt d'un cancer à Nice en 1941.
Roman Vishniac, 1977 photo by Andrew A. Skolnick.

New York
La famille Vishniac fuit de Lisbonne à New York en 1940, arrivant la veille du Nouvel An. Roman essaye d'obtenir un travail pendant des jours mais sans succès : « Pour moi, c'était une période d'égarement et de peur ». Il est polyglotte et parle au moins allemand, russe et yiddish, mais ne parlant pas un mot d'anglais, les temps sont durs. Il arrive à faire quelques travaux de portrait principalement pour des clients étrangers mais les affaires vont mal.
C'est pendant cette période qu'il prend un de ses plus célèbres portraits, celui d'Albert Einstein. Il arrive à la maison d'Einstein à Princeton et entre dans le bureau du scientifique sous prétexte de lui transmettre les amitiés d'un ami commun européen. Il le prend en photo alors qu'Einstein est plongé dans ses pensées et ne fait pas attention à lui. Ce dernier déclarera plus tard qu'il s'agit du portrait de lui-même qu'il préfère.
En 1946, Roman divorce de sa femme Luta et se remarie l'année suivante avec Edith Ernst une vieille amie de famille. Quelques années plus tard, il abandonne le portrait et se consacre à la photomicrographie.
Une fois aux États-Unis, Roman Vishniac essaye désespérément d'attirer l'attention sur le sort des juifs défavorisés en Europe de l'Est. Lorsque son travail est exposé à l'université Columbia en 1943, il écrit à Eleanor Roosevelt (première dame de l'époque) lui demandant de visiter l'exposition mais elle ne viendra pas. Il envoie aussi certains de ses clichés au Président, qui le remerciera poliment.
Sur les 16 000 photos prises en Europe de l'Est, seulement 2 000 ont atteint les États-Unis. La plupart de ces négatifs arrivèrent cachés par Roman et sa famille. D'autres sont passés en contrebande via Cuba par Walter Bierer, un bon ami.
D'après le photographe lui-même :
« J'ai cousu certains des négatifs dans mes vêtements quand je suis venu aux États-Unis en 1940. La plupart d'entre eux sont restés à Clermont-Ferrand avec mon père, une petite ville du centre de la France. Il a survécu là-bas, caché. Il a caché les négatifs sous des lattes du plancher et derrière des cadres à photo.
Fin de sa vie
Roman et Edith Vishniac, 1977
photo par Andrew A. Skolnick

Même en vieillissant, Roman Vishniac reste très actif. En 1957, il est nommé chargé de recherche à l'Albert Einstein College of Medicine et en 1961 est promu au poste de « professeur d'enseignement biologique ». Dans les années 1970 et 80, il devient « professeur Chevron de créativité » au Pratt Institute où il donne des cours sur des sujets comme la philosophie de la photographie.
Pendant cette période, il habite dans les quartiers ouest de Manhattan avec sa femme Edith, enseignant, photographiant, lisant et collectant des objets tels qu'un Bouddha du xive siècle, des tapisseries chinoises, des sabres japonais, plusieurs microscopes anciens, des cartes et livres anciens.
Il enseigne l'art oriental et russe, la philosophie et la religion dans la science, spécialement à propos du judaïsme, l'écologie, la numismatique, la photographie et la science générale notamment à l'université de la Ville de New York et à l'université Case Western Reserve.
Vishniac, en 1981.

Pendant sa vie, Vishniac a été le sujet et le créateur de nombreux films et documentaires. Les plus célèbres d'entre eux étant la série Biologie du vivant qui comprend sept films sur la biologie cellulaire, les systèmes et organes, l'embryologie, l'évolution, la génétique, l'écologie, la botanique, le monde animal et le monde microbien. La série a été financée par une subvention de la National Science Foundation.
Roman Vishniac reçu des titres de docteur honoris causa de la Rhode Island School of Design de l'université d'arts de Columbia et de l'université d'arts de Californie avant de mourir d'un cancer du côlon le 22 janvier 1990.