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Dernière mise à jour :
25.02.2026
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Par Anonyme, le 23.02.2026
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Par Anonyme, le 22.02.2026
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Par Anonyme, le 22.02.2026
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L'histoire du cinéma marocain
Le Maroc est l'un des pays qui ont connu le cinéma dès ses premiers balbutiements à la fin du siècle précèdent. Dans ce qui suit, nous allons essayer de donner une approche du phénomène cinématographique dans notre pays en traçant les faits les plus importants qu'a connu le Maroc durant la période allant de 1896 à 1998.
L'ère de "la préhistoire"
Il y a 104 ans, le 13 février 1895, le français Louis Lumière, en collaboration avec son frère Auguste, déposa le brevet du cinématographe. Il fut le premier à organiser une projection publique et payante. Deux ans plus tard, en 1987, Georges Méliès exploita l'invention des frères Lumière en créant le premier studio de cinéma du monde, en réalisant les premiers films en couleurs (coloriage à la main) et en étant le premier à utiliser la lumière électrique pour les prises de vue. Dans la même année, les frères Lumière avaient envoyé des opérateurs au Maroc. Ces opérateurs ont tourné «le chevalier Marocain» inscrit au catalogue frères Lumière sous le numéro 1394. Cette même année connut la première projection publique au Palais Royal de Fès, deux ans après le première projection publique de Paris , et qui a eu lieu le 28 décembre 1895.
Dans cette même optique, le spectacle cinématographique fut renforcé par des projections dans les cafés et les endroits commerciaux étrangers, surtout à Fès et Tanger, et cet art nouveau (le septième art) devint connu et atteint même certaines compagnes via les «caravanes cinématographiques».
Par la suite, il y a eu la création des premières salles commerciales dans les villes qui connaissaient la présence des résidents étrangers, telles que Casablanca, Rabat, Fès, Tanger...la plupart des films projetés à l'époque étaient des productions françaises. Le succès qu'ont connu ces projections commerciales état derrière la promulgation, en 1916, la première loi régissant les édifices cinématographiques ( Salles, société de distribution, société de distribution...)
Dix ans plus tard, en 1907, Félix Mesguich tourna à Casablanca un reportage sur le début de l'agression française contre le Maroc. 1919 connut le tournage du premier long métrage colonial «Mektoub» de J. Pinchon et D. Quinti. Les années passèrent et Jean-Benoît Levy et Marie Epstein tournèrent «Itto» en 1934. La particularité de ce film réside dans le fait qu'il traite d'un sujet authentiquement marocain.
Cette période a été donc caractérisé par une absence presque totale des Marocains des domaines de la réalisation, de la production et de tous les autres métiers du cinéma. Le secteur cinématographique était, en effet, monopolisé par les étrangers, et à leur tête les français. Le Maroc et les Marocains n'étaient présents qu'en tant que décore et en tant que consommateursdu produit cinématographique. Toutefois, nous pouvons dire que cette période était essentielle en vue d'une meilleure intégration de l'ère de l'histoire effective du cinéma marocain.
L'ère de l'Histoire
En 1949, Orson Welles tourna «Othello» couronné de la Palme d'Or au Festival de Cannes en 1952 sous pavillon marocain. Othello est Film en noir et blanc d'Orson Welles, réalisé de 1949 à 1952. L'histoire parle du Maure de Venise qui revient victorieux d'une bataille et recueille les suffrages du peuple. Sa gloire s'accompagne du bonheur d'épouser la blanche et jeune Desdémone (Suzanne Cloutier) qu'il aime d'un amour partagé. Mais Iago (Michael MacLiammoir) cherche à provoquer la jalousie d'Othello et finit par le convaincre que son ami Cassio (Michael Laurence) est l'amant de la jeune femme. Sans s'assurer de la véracité de ces allégations, Othello étrangle Desdémone avant de se donner la mort. Après Macbeth (1947), Othello est la seconde transposition cinématographique d'une oeuvre de William Shakespeare par Orson Welles, qui en est à la fois le réalisateur et l'interprète principal.
Le tournage s'étale sur trois ans et mobilise presque sans interruptions l'énergie de son auteur, qui participe néanmoins comme acteur à plusieurs films afin de pouvoir continuer à financer son projet. Au cours de la réalisation, plusieurs Desdémone se succèdent: Léa Padovani, Cécile Aubry, Betsy Blair et finalement Suzanne Cloutier. Orson Welles tourne, selon les époques, des séquences à Londres, à Paris, à Venise, à Rome, puis enfin à Essaouira au Maroc. Et le film prend la nationalité marocaine. Jonglant avec l'argent et surtout avec le manque d'argent, repensant des scènes entières en fonction des lieux où se retrouve l'équipe, bousculé dans sa vie privée, acharné à terminer cette oeuvre envers et contre tout, remplaçant parfois lui-même son opérateur faute de pouvoir le payer et se comportant en tous points comme un artisan, Orson Welles invente, improvise et arrache du néant un film d'une audace esthétique incomparable et d'un style cinématographique prestigieux.
L'épopée du tournage d'Othello fut telle qu'elle mérite qu'on s'attarde sur une anecdote caractéristique. C'est ainsi qu'un jour, les costumes n'étant pas arrivés à temps de Rome, Orson Welles décide de tourner la scène prévue dans un bain turc afin que les comédiens n'y portent que des linges. Par ailleurs, les changements de distribution ont contraint Welles à transformer le découpage et les angles des prises de vues pour pouvoir raccorder les séquences nouvelles avec celles réalisées un an plus tôt, où apparaissaient des acteurs ayant quitté le film. Le montage d'Othello est donc une entreprise particulièrement longue et délicate, qui oblige son auteur à modifier maintes fois la conception d'ensemble du film. On est loin ici des lois théâtrales respectées à la lettre dans son adaptation de Macbeth. Welles a opté pour une architecture en forme de puzzle, une tapisserie éclatée aux étonnantes figures de style, dont les personnages émergent comme des monstres sortis d'un rêve.
Depuis Citizen Kane (1940), Othello est le premier film d'Orson Welles dont il est à la fois le réalisateur et l'unique responsable du montage. C'est sans doute ce qui explique la parfaite cohérence du film et son unité de style malgré le caractère erratique du tournage et la disparate des matériaux de base.
Présenté au festival de Cannes en 1952 au nom du Maroc, Othello a partagé la palme d'or avec Deux sous d'espoir (Due soldi di sperenza, 1952) de l'Italien Renato Castellani. En 1978, Orson Welles a réalisé pour la télévision allemande Filming Othello, où il raconte le tournage d'Othello. La tragédie de William Shakespeare a été adaptée une vingtaine de fois au cinéma. On peut citer une version muette, italienne, de Sairo, en 1909, un film muet allemand du Polonais Dimitri Buchowetski en 1922, une version soviétique de Sergei Youkevitch en 1955, un film britannique de Stuart Burge en 1965 et un autre d'Oliver Parker, avec l'excellent Laurence Fishburne dans le rôle-titre, en 1995. Franco Zeffirelli a filmé en 1986 l'opéra de Giuseppe Verdi inspiré par le drame de Shakespeare et l'Américain George Cukor s'en est également inspiré pour A Double Life (Othello, 1947), tout comme le Britannique Basil Dearden pour Tout au long de la nuit (All Night Long, 1961)
Deux ans après l'indépendance, en 1958, feu Hassan II (alors Prince Héritier) présida une réunion des exploitants. Durant cette même année, Mohamed Osfour, précurseur des cinéastes nationaux, projeta le premier long métrage marocain Le fils maudit (tourné en 1956).
Cette période a également connu la création du premier laboratoire de développement:La Société CINEPHANE» voit le jour, et cinq ans plus tard, en 1944, le Centre Cinématographique Marocain (CCM) a été créé en parallèle avec les studios et les laboratoires SUISSI à Rabat. Des sociétés de production et de distribution (à capitaux américains, italiens, français...) ont vu le jour en plus de la majorité des salles qui existent actuellement dans les grandes villes du Royaume (La moitié des salles qui fonctionnent à Fès actuellement a été construit durant la période allant de 1942 à 1948).
Les années 1946, 1947 et 1948 peuvent, en effet être considérées comme étant les années les plus riches de l'Histoire du cinéma national. On est même allé jusqu'à la nommer en tant que «Hollywood de l'Afrique». Cette expérience a échoué parce qu'elle ne répondait pas aux aspirations des Marocains, occupés et préoccupés à l'époque par le colonisateur. Le cinéma égyptien, joua alors sur ce point ce qui lui procura un avantage concurrentiel à forte valeur.
Durant les années cinquante, le CCM s'est mit à produire des films réalisés par des étrangers (des Français surtout). Cette expérience constitua une véritable occasion pour les jeunes Marocains d'affronter des cinéastes et des artistes étrangers. De cette manière, les ''grands'' du cinéma national (actuellement) tels que Larbi Doghmi, Tayeb Seddiki, Ahmed Tayeb Laâlaj, Amina Rachid...inaugurèrent leur premiers pas dans ce sens. D'autres cinéastes, plutôt indépendants, tels que Mohamed Osfour, Ahmed Mesnaoui et Brahim Sayeh préférèrent mettre en place les premières bases de notre cinéma national. Pour ce, Sayeh partit en France pour apprendre les techniques du «doublage», Mesnaoui commença à utiliser la technique du «Zoom» et constitua «l'Amicale des Cinéastes Amateurs».
Pour couvrir le manque de cadres, le CCM a envoyé, durant cette même période, un nombre considérable de jeunes pour se former dans les établissements cinématographiques européens.
Les années qui suivirent constituèrent «la période du cinéma de l'Etat par excellence», puisque le CCM avait, en fait, participé à une production de masse (environ 130 films).
En 1968, le premier Festival du Film Méditerranéen eu lieu à Tanger, et le CCM produit son premier long métrage entièrement national Vaincre pour vivre de Mohamed Abderrahmane Tazi et Ahmed Mesnaoui.
Les années soixante-dix furent les années du «cinéma indépendant». Ce dernier a été bâti grâce au soutien d'artistes responsables, s'intéressant à la culture et l'art. Cette période a été inauguré par un très beau film, Wechma (1970) de Hamid Bennani. Ce film qui a été considéré par les critiques comme le véritable début du cinéma marocain. D'autres films ont, par la suite, vu le jour.
En effet, la caractéristique la plus importante du cinéma des années soixante-dix fût l'absence presque totale de l'Etat et le développement de l'action associative (surtout après l'inauguration de la Ligue Nationale des Clubs Cinématographiques du Maroc).
Les cinéastes des années soixante-dix ont donc, porté leur attention sur la «qualité» de leur production, ce qui, en fait, explique la réduction de la «quantité» produite.
1980 fût l'année où a été créé le Fond de Soutien au film national, ce qui a augmenté le nombre de films produits et la moyenne annuelle a atteint 4 longs métrages par an. Cette amélioration quantitative n'a tout de même pas été accompagnée d'une évolution qualitative, et la plupart des films étaient médiocres.
Le début des années 1990 a été, par contre, caractérisé par l'apparition des premiers balbutiements d'un changement relatif de notre cinéma. En 1991, et dans le cadre de la 3ème édition du Festival National du cinéma, la première Rencontre Nationale autour du cinéma a eu lieu. Les professionnels du ciné en étaient sortis avec des recommandations ayant pour objectifs d'améliorer notre cinéma national.
Ces recommandations seront mis à jour le 16 octobre 1997, lors d'une journée de réflexion sur le cinéma organisée à Casablanca, pour une future mise en application. De cette manière, on a soumis au conseil du gouvernement un projet de loi relatif à l'industrie cinématographique et qui sera une véritable charte pour le secteur, abrogeant les dahirs du 20 mars 1959 et du 4 novembre 1940, relatifs respectivement à l'industrie cinématographique et à l'organisation du contrôle du film. On a également procédé à une restructuration du Fonds de Soutien à la Production National, et la TV marocaine (RTM et 2M) se mettrait à communiquer le film national gratuitement.
Le projet porte également sur l'organisation de l'activité des sociétés de production dont l'agrément sera conditionnées par certaines garanties, dont celles exigeants l'engagement de stagiaires et de techniciens titulaire lorsqu'il s'agit du tournage de films de long métrage.
Parmi les faits les plus importants qu'a connu cette décennie, la construction en 1995 de la Cinémathèque Marocaine ( l'inauguration a eu lieu le 17 juillet 1995, et les activités ont été lancées le 03 novembre de la même année).
Concernant la filmographie marocaine proprement dite, rappelons enfin que le cinéma marocain a vu deux périodes distinctes comme on l'a expliqué ultérieurement, des origines à 1978, et de 1979 à nos jours.
De 1958 à 1978
L'indépendance du Maroc est déclarée le 18 Novembre 1956, après un protectorat qui a duré 44 ans. Le secteur cinématographique a fait, en 1958, l'objet d'une première réforme, comme on l'a vu, par l'intégration du Service du Cinéma dans le CCM. Pendant cette même année un film a vu le jour.
En 1958 : c'est la première année pour le long métrage, il s'agit d'un film rarement considéré par les historiens : Le fils maudit ou l'Enfant Prodigue de Mohamed Osfour.
En 1966, un seul long métrage. Il s'agit de la Route du Kif : une coproduction maroco-française
En 1968, Cette année a vu la réalisation de deux films : Vaincre pour vivre co-réalisé par Mohamed Tazi et Ahmed Mesnaoui. et Quand mûrissent les dattes co-réalisé par Abdelaziz Ramdani et Latif Bennani. Vaincre pour vivre de Mohamed Tazi et Ahmed Mesnaoui, Quand Mûrissent les Dattes de Abdelaziz Ramdani et Larbi Bennani.
En 1969, un premier long métrage marocain adapté d'une oeuvre littéraire : Silence : sens interdit de Abdallah Mesbahi et Soleil du printemps de Latif Lahlou.
En 1970, on enregistre la réalisation de deux films, le premier de Mohamed Osfour, et un second qui va marquer profondément l'histoire du cinéma marocain : Le trésor infernal de Mohamed Osfour. Le deuxième film réalisé en cette même année est celui qui marquera, à cette époque, le cinéma marocain sur le plan d'une création authentiquement nationale, il s'agit de Wechma de Hamid Bennani.
En 1972, on trouve deux longs métrages : l'un inconnu du public, et l'autre ayant rendu son auteur célèbre au point qu'il a fait de lui l'un des deux seuls cinéastes marocains qui figurent dans le dictionnaire des cinéastes de Georges Sadoul. Rendez-vous avec la mort de Ahmed El Fayet El Ghoul et Les Mille et une Mains de Souheil Benbarka.
1973 n'a vu aucun long métrage marocain.
En 1974, un mélodrame à l'égyptienne qui s'intitule Silence : sens interdit de Abdallah Mesbahi. On note également la réalisation de trois longs métrages : un film pour la télévision sous le titre de "L'Eau de la Vie" de Abderrahmane Melhi et adapté d'un roman d'Ahmed Abdessalam Al Bakkali et deux long métrage pour le cinéma, c'est ce qui nous intéresse ici, il s'agit de : Silence : sens interdit de Abdallah Mesbahi et La guerre du pétrole n'aura pas lieu de Souheil Benbarka. En 1975, Abdallah Mesbahi revient avec deux autres mélodrames, le premier sous le titre de "Addaw'e al akhdar" (Le Feu vert); le second long métrage porte le titre très significatif pour les œuvres de ce cinéaste imprégné par le cinéma égyptien de tendance commerciale : Demain la terre ne changera pas, puis, un premier film de Moumen Smihi : Chergui ou le silence violent de Moumen Smihi
En 1976, un très beau long métrage de réalisation collective : Les cendres du clos de Mustapha Derkaoui, Mohamed Reggab, Abdelkader Laktaâ et Saâd Chraïbi
En 1977, un autre long métrage d'un grand cinéaste marocain : Noces de sang de Souheil Benbarka.
En 1978, la dernière année de cette première période qu'on divisé en fonction de notre méthodologie pour les raisons déjà explicitées, on a vu cinq films, dont deux qui seront les premiers longs métrages marocains, primés dans de grandes manifestations internationales, dont l'un au Festival de Cannes de la même année, par la critique. Elle annonce aussi l'arrivée de trois nouveaux cinéastes et un révérend :
Le premier film est un mélodrame, encore à l'égyptienne de A. Mesbahi, avec toujours des chanteurs. Il s'intitule "Ayna toukhabbi'oune achams ?" (Où cachez-vous le soleil ?). Puis un second film sur "Le Drame des 40.000" qu'a connus les Marocains expulsés d'Algérie par le régime de Houari Boumedienne. Ce film traitant d'un thème humain suite à une décision politique aveugle, est signé par Ahmed Kacem Akdi. C'est une sorte de reportage qui se transforme en caricature dont la médiocrité est à la hauteur de celle de la décision du feu Boumedienne.
On trouve également :
Une Brèche dans le mur de Jilali Farhati
ô les Jours ! de Ahmed Maânouni
Al Kanfoudi de Nabyl Lahlou
Les films marocains de 1979 à 1989
Cette étape, comme on l'a déjà souligné dans la seconde grande partie de ce mémoire, est celle qui commence en 1979, année des réformes du secteur cinématographique. Ces réformes, celles qui visaient la mise en place de véritables base d'un cinéma national remonte au début des années 80. Elle se caractérise par d'importants textes que l'on rappelle de façon très succincte :
En 1979, cette année n'enregistre qu'une seule production de long métrage. C'est en quelques sorte, une année de silence. Un silence qui l'arrivée d'une bonne quantité de films. Mais le seul filmé réalisé en cette année est d'une grande qualité artistique et d'un richesse thématique exceptionnelle, il s'agit du film : Le Mirage de Ahmed Bouânani.
En 1980, les mesures prises en faveur du secteur cinématographique commencent à donner leur fruit par la réalisation de neuf longs métrages de fiction, dont un premier inaugurant cette seconde étape de l'histoire du cinéma marocain. Il s'intitule Le Facteur de Hakim Noury.
Cette même année a vu la réalisation de deux films qui n'ont, à notre connaissance, jamais encore projetés au grand public. Il s'agit de "L'oiseau du Paradis", une production de Goummar (500.000 DH pour une prime Fonds de soutien de 200.000 DH) et "Taghounja", un long métrage produit et réalisé par Abdou Achouba (pour un coût de 750.000 DH et une prime couvrant 54%). Puis, troisième film, d'un revenant : Amina de Mohamed Tazi, puis Nabyl Lahlou revient avec un second film : Le gouverneur de l'île de Chakerbakerben de Nabyl Lahlou. L'autre film produit cette année s'intitule : Quarante quatre ou les récits de la nuit de Moumen Smihi . Transes de Ahmed Maânouni. Le film suivant est le premier long métrage écrit par un critique de cinéma : Le grand voyage de Mohamed Abderrahmane Tazi. Puis un second film pour le réalisateur Jilali Farhati, Poupées de Roseau.
En 1981, neuf autres longs métrages seront réalisés, et un dixième non projeté, "Addounya Naôra" (La Vie est une noria) de Abdallah Zerouali avec la participation de Habiba Medkouri, Larbi Doghmi, Ahmed Tayeb Laâlaj, Mustapha Zaâri et Mustapha Dassoukine.
Un record pour le cinéma marocain grâce au soutien des pouvoirs public, mais un chiffre raisonnable quand on sait combien ce cinéma avait souffert. Ces neuf films diffèrent aussi bien sur le plan thématique que tendance. De la superproduction au petit long métrage commercial, on passe par un variété de procédés d'expressions et d'écritures. Le premier film s'intitule De l'autre côté du fleuve (Man Louad lhih) de Mohamed Abbazi.
Le second film, "Khatawat fi adhbab" (Des pas dans le brouillard) de Hamid Bencherif. Un jeune cinéaste qui décéde subitement en 1985. Le troisième film est Lalla Chafia de Mohamed Tazi...Puis un autre film Brahim Yach de Nabyl Lahlou. Le film suivant posa une polémique sur le genre de cinéma à faire avec la prime du Fonds de soutien, il s'intitule : Larmes du regret de Hassan Moufti.
En 1986 un film est signé pour la première fois par une Marocaine Porte sur le ciel de Farida Belyazid.
En 1987, il y a eu deux films Badis de Mohamed Abderrahmane Tazi et Caftan d'amour de Moumen Smihi.
En 1988 il y a plusieurs projets de longs métrages dont notamment :
Salate al gha'ib (Prière de l'Absent) qui marque le retour de Hamid Bennani. Ce film, sur un scénario de Mohamed Tozi adapté d'un roman du même titre de Tahar Ben Jelloun, a déjà perçu une prime du Fonds de soutien de 800.000 DH,
Hob ad-dar al beida (Amour de Casablanca) le premier long métrage de Abdelkader Laktaâ, un lauréat comme Mustapha Derkaoui de l'école de Lodz (Pologne) et qui a déjà co-réalisé avec lui entre autres, "Les Cendres du Clos". Ce film est un projet qui attendait son exécution depuis 18 ans. Il a enfin reçu une prime du Fonds de soutien de 600.000 DH,
Komany de Nabyl Lahlou sur "Komany", le 5ème film du cinéaste. Le casting de ce film est composé d'une pléiade de stars dont l'algérien Fawzi, (admiré dans les "folles années de Twist"), le célèbre Amidou, Rachid Fekkak, un acteur francophone; Hadi Sofia, qui décroche son premier rôle important; Malek, un chanteur marocain francophone; Salim Berrada, un revenant avec comme rôle Komany; Mohamed Miftah, comédien au talent fou; Mohamed Akesbi, l'original et enfin les nains, des vrais transformés par la volonté de Nabyl Lahlou en musiciens de Jazz.
Al Hikayat al oula (Fiction première) de Mustapha Derkaoui, dont il a déjà commencé le tournage, avec sa même équipe technique, à Khouribga, après avoir reçu une prime du Fonds de soutien de 600.000 DH. Le film parle d'une jeune khouribguie Halima qui rencontre un jour, dans un carrefour de Casablanca, le jeune Larbi, originaire de Oued Zem. Larbi représente une maison d\édition, ce qui lui permet de se déplacer souvent alors que Halima occupe un simple poste dans une usine de textile. Le développement de ce film qui se situe à travers l'axe "Casablanca-Khouribga-Oued Zem", traitera le drame de Halima à savoir le destin d'une femme de notre temps confrontée à la cupidité de certains hommes qui représentent les forces du mal»
Et en 1989, et en dehors des productions étrangères qui ont vu le tournage notamment de "Casablanca-Express" de l'italien Sergio Martino sur la conférence d'Anfa (à Casablanca) en 1943. Le producteur exécutif de cette superproduction est le Marocain Abdou Achouba, d'autres films étaient, sont encore ou seront, en tournage, il s'agit plus particulièrement de :
Abbas de Mohamed Tazi, qui n'a pas encore reçu de soutien contrairement à deux court-métrages du même M. Tazi réalisés la même année
Bayna al mitraqa wa sindane (Entre le Marteau et l'Enclume) de Hakim Noury
Modakkirate Hayate âdya (Chronique d'une Vie Normale) de Saâd Chraïbi
Maâraka fardya (Combat individuel) de Idriss Karim
Dikrayate Manfa (Souvenirs d'un Exil) de Mohamed Reggab
On en reviendra à la lecture de l'ensemble de ces films lors de notre thèse. On rappelle dans ce tableau récapitulatif, l'ensemble des courts métrages traités dans ce dernier point.
L'année 1997-98 a vu la sortie de quelques de films marocain. L'accueil fut fulgurant pour certains, mitigé pour d'autres. Commençons par le premier : La Rue le Caire (Zanqat Al Kahira) de Abdelkrim Derkaoui. Le second film : Un simple fait divers de Halim Noury. Le troisième film est Mektoub de Nabil Ayouch. Quant au quatrième film, il s'agit de Femes et Femmes de Saâd Chraïbi.
Le Maroc et le Festival de Cannes
1975 El Chergui ou le silence violent, Moumen Smihi (Maroc)
1991 La Plage des enfants perdus, Jilali Ferhati (Maroc)
1993 À la recherche du mari de ma femme, Mohamed Abderrahmane Tazi (Maroc)
Quelques repères
13 Février 1895 Le francais Louis LUMIERE, en collaboration avec son frère Auguste, dépose le brevet du cinématographe.
Il est le premier à organiser une projection publique et payante.
1897 MELIES exploite l'invention des LUMIERE en créant le premier studio de cinéma du monde, en réalisant les premiers films en couleurs (coloriage à la main) et en étant le premier à utiliser la lumière électrique pour les prises de vue.
1897 Les frères LUMIERE envoient des opérateurs au Maroc. Ces opérateurs ont tourné "Le chevrier marocain" inscrit au catalogue des LUMIERE sous le numéro 1394
1897 Première projection publique au Palais Royal de Fès.
1907 Félix MESGUICH tourne à Casablanca un reportage sur les débuts de l'agression française contre le Maroc.
1912 Le Maroc devient un Protectorat de la France.
1919 J. PINCHON et D. QUINTIN tournent le premier long métrage colonial "Mektoub"
1934 Jean-Benoît LEVY et Marie EPSTEIN tournent "Itto". La particularité de ce film réside dans le fait qu'il traite un sujet authentiquement marocain.
1939 Le premier laboratoire de développement la Société Cinéphane voit le jour.
1944 Création du Centre Cinématographique Marocain (CCM), des studios et des laboratoires Souissi à Rabat.
1949 Orson WELLES tourne "Othello" couronné de la palme d'or au Festival de Cannes en 1952 sous pavillon marocain.
1956 Le Maroc obtient son Indépendance.
1958 Mohamed OUSFOUR tourne le premier long métrage marocain intitulé "Le fils maudit".
1968 Le premier Festival du Film Méditerranéen a lieu à Tanger (Maroc).
Le Centre Cinématographique Marocain produit son premier long métrage entièrement national "Vaincre pour vivre" de Mohamed B.A. TAZI et Ahmed MESNAOUI.
1980 Création d'un Fonds de Soutien aux Films Nationaux.
1982 Tenue du premier Festival National du Film à Rabat (Maroc).
1995 Célébration du premier siècle du Cinéma.
17 Juillet 1995 Inauguration de la Cinémathèque Marocaine.
3 Novembre 1995 Lancement des activités de la Cinémathèque Marocaine.
Source : CCM

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merci c'est très enrichissant pour les chercheurs.Ecrire un commentaire