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L’église Notre-Dame-de-l’Assomption à Mazagan.

Publié le 29/11/2014 à 17:49 par rol-benzaken Tags : maroc vie image background sur monde afrique saint center

 Cité portugaise de Mazagan, lieux de culte.

Mazagan, cité actuelle d’ al-Jadîda, se trouve sur la côte atlantique du Maroc. Forteresse portugaise, elle fut érigée au XVIe siècle et enserre en ses murs les lieux de culte de différentes confessions qui rappellent, à l’image même du pays, les multiples populations qui coexistaient en son sein.

L’église paroissiale de Notre-Dame-de-l’Assomption, conçue dans le style manuélin, fut édifiée lors de l’extension de la citadelle en 1541, année où les Portugais furent chassés de Santa Cruz, de Cap de Aguir (Agadir), de Safi et d’Azemmour.

Cette église au plan simple et rectangulaire comporte une nef, un chœur, une sacristie et une arrière sacristie. Couverte d’une charpente de bois avec des tirants, son clocher carré est à mettre en lien avec les minarets locaux. Celui de la mosquée du début du XIXe siècle, quant à lui, constitue une réadaptation de la Torre de Rebate et témoigne d’une continuité historique remarquable.

Parmi les autres lieux de culte, on trouve également l’église-de-la-Miséricorde (1514) ainsi que l’église paroissiale de la forteresse datée de 1541. La citadelle comprenait au moins deux autres églises : celle dite de Notre-Dame-de-la-Lumière, dont l’ossature existe encore accolée au bastion sud et celle attenante au bastion nord (Saint-Sébastien), dont elle porte le nom et qui fut remployée comme synagogue puis comme mosquée.

Des synagogues furent édifiées dans la cité à partir du XIXe siècle, lorsque les juifs marocains y résidèrent. Les vestiges de l’une d’entre elles se trouvent à côté de l’église espagnole.

Elle constitue un chef-d’œuvre de la fin du XIXsiècle et commémore l’importance de la ville d’al-Jadîda, devenue alors le fief des commerçants et surtout des consuls européens. Plusieurs bâtiments portent le sceau de cette époque où Marocains, juifs et musulmans, cohabitaient avec des Belges, des Espagnols, des Français, des Hollandais, des Italiens...

En face de l’église, au nord de la Praça Terreiro, se trouve un oratoire qui fut construit par le pacha de la ville sur ordre du sultan alaouite Mawlây ‘Abd al-Rahmân (r. 1822-1859), en signe de purification de la cité qui était occupée par des chrétiens.

Constituée d’une salle de prière et d’une cour à ciel ouvert, son minaret fût élevé sur l’une des tours de la forteresse primitive.

Parmi les édifices qui constituent le noyau de la cité, on compte une citerne, joyau de l'architecture portugaise, sans égale dans le monde lusitanien. Les premiers Portugais s’y réfugièrent en 1502.

Bordée de trois salles au nord, à l’est et au sud, elle est flanquée de quatre tours circulaires reliées par des salles dont l’une est semi-souterraine, ponctuée de vingt-cinq colonnes et piliers de pierre qui supportent un plafond fait de nervures de pierres et de voûtes de briques cuites dans un style gothique manuelin.

On rapporte que cette salle aurait été transformée en citerne après 1541. La terrasse de l’ensemble constituait le lieu de vie de la garnison. On y trouvait la demeure du capitaine, un petit hôpital et l’unique Église-de-la-Miséricorde dont subsistent les vestiges de ce qui devait être le clocher.

Mazagan est l’un des tout premiers peuplement des explorateurs portugais en Afrique de l’Ouest, sur la route de l’Inde. Les influences lusitaniennes se reflètent clairement dans l’architecture, la technologie et l’urbanisme de cette ville qui constitue un exemple exceptionnel de l’échange d’influences entre les cultures européennes et la culture marocaine du XVIe au XVIIIe siècles.

Eglise paroissiale de Notre dame de l'Assomption.

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