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Date de création : 28.02.2014
Dernière mise à jour :
25.02.2026
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Par Anonyme, le 25.02.2026
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Déjà décrit en 1381 comme une « oeuvre de perfection », le minbar (chaire à prêcher) de la mosquée de la Koutoubia a été fabriqué à Cordoue à partir de 1137 par des artisans locaux et transporté pièce par pièce à Marrakech.
Cette oeuvre superbe se compose d'un millier de pièces de cèdre, incrustées d'argent et ornées de marqueteries de santal et d'ébène, et de calligraphies sculptées.
Sorti tous les vendredis pour la prière jusqu'en 1962, il a fait l'objet d'une minutieuse restauration qui lui a permis de retrouver son éclat d'origine.
"Je cherche refuge en Dieu tout puissant pour fuir
Satan le maudit
Au nom de Dieu, celui qui fait miséricorde
le Miséricordieux."
Le minbar de la mosquée Kutubiyya de Marrakesh se présente comme un escalier triangulaire. Utilisée dans tout le monde islamique, cette forme dérive peut-être des ambons coptes comme celui en pierre du monastère Saint-Jérémie à Saqqara[1]. Le meneur de la prière se tenait debout sur l’une des premières marches – jamais plus élevée que la troisième en partant du haut, le siège étant symboliquement réservé au Prophète – pour prononcer la khutba, le prône. L’origine de cette pratique remonterait à l’époque de Muhammad, auquel ses disciples auraient demandé de se surélever pour que tous puissent en profiter. Dans le culte catholique, le sermon a lui aussi longtemps été prononcé du haut d’une chaire.
Sur ordre de ‘Alî ibn Yûsuf (r. 1106-1142), dernier sultan almoravide, ce minbar fut réalisé à Cordoue à partir de 1137, selon une inscription du dossier. Constitué d'une centaine de pièces démontables, il est monté sur roulettes, ce qui permettait de ne le sortir que le vendredi, grâce à un mécanisme. Les minbar mobiles étaient assez fréquents dans les débuts de l’Islam : la Grande Mosquée de Samarra au IXe siècle en aurait possédé un, rangé dans une pièce spéciale proche du mihrâb. Ils sont ensuite souvent utilisés en Occident musulman, avec le premier minbar de la mosquée de Kairouan (v. 830) aujourd’hui disparu, puis ceux de la Grande Mosquée de Cordoue (975 – 976), et de la Grande Mosquée d’Alger (1097), qui a d’ailleurs conservé la petite salle de rangement[2]. Mais tous les minbar ne sont pas mobiles : celui de la mosquée de Kairouan (862 – 863), par exemple, est fixe, comme la plupart de ceux réalisés hors de l’Occident islamique.
Le minbar est entièrement marqueté de différents bois et d’os, suivant en cela des techniques remontant à l’Antiquité et qui, pratiquées en Islam depuis les Omeyyades[3] (661-750), se poursuivent longtemps, notamment au Maghreb. De nombreuses plaques de bois sont elles-mêmes sculptées, avec une méthode proche de celle des ivoires espagnols de la même époque[4]. Elles sont toutes différentes ; si toutes portent des motifs végétaux, quelquefois ceux-ci s'inscrivent à l'intérieur d'une arcature polylobée. Le minbar étant destiné à l’espace religieux, son décor reste aniconique. Les plaques sculptées sont soulignées par des bandes de marqueterie qui créent des motifs géométriques complexes et réguliers, autour d’étoiles à huit branches. Celles-ci, récurrentes dans les arts de l’Islam, se retrouvent aussi bien dans les revêtements de céramique[5], l’art du livre[6] ou encore les tissus, que dans des œuvres occidentales influencées par la culture orientale.
Plusieurs sortes d’arcs ornent le minbar. De part et d'autre de la première et de la dernière marches s'élèvent des arcades dont l'arc outrepassé répond à ceux qui décorent les contremarches. Souvent considérés comme typiques de l’Occident islamique, ceux-ci sont pourtant nés bien avant l’Islam : on les trouve dans les grottes indiennes d’Ellora (VIe – VIIe siècle) et en Espagne wisigothique[7]. Au Moyen Âge, ils ont parfois été utilisés dans les contrées chrétiennes, à la période caroligienne[8] et dans l'art roman[9], mais plus souvent en Espagne et au Maghreb, comme dans le mihrâb de la mosquée de Cordoue. Les arcs polylobés du dossier, qui créent un véritable réseau, peuvent également faire référence à cet édifice, mais ils trouvent aussi des équivalents dans le palais de l’Ajaferia à Saragosse, presque contemporain. Cette architecture présente aussi des arcs irréguliers, mélangeant angles droits et lobes, qui rappellent ceux présents à l'intérieur des joues du minbar. La mode des réseaux polylobés se poursuit ensuite sous les Nasrides (1230-1492), puis dans l'art mudéjar.
[1] Ambon, Égypte, Saqqara, monastère Saint-Jérémie, VIe - VIIe siècle, calcaire, Le Caire, musée copte, 7988.
[2] On trouve d'autres minbar mobiles à la Kaaba de La Mecque (offert par le calife al-Wâthiq, r. 842 - 847), à la mosquée de Sfax (Tunisie, 849), à la mosquée des Andalous à Fès (Maroc, 980 - 985), etc.
[3] Panneau de coffre ou de cénotaphe, Égypte, seconde moitié du VIIIe siècle, marqueterie de bois et d'os, New York, The Metropolitan Museum of Art, 37.103.
[4] Plaque, Espagne, Cordoue ? Xe - XIe siècle, ivoire, New York, The Metropolitan Museum of Art, 13.141.
[5] Carreaux de revêtement en forme d'étoiles et de croix, Iran, Kashan, seconde moitié du XIIIe siècle, céramique, Paris, musée du Louvre, MAO 549, OA 4079, OA 7880-107, OA 3294, OA 4078.
[6] Coran, page de frontispice, Espagne, Valence, 578 H./1182, parchemin, Istanbul, Bibliothèque de l'Université, A. 6754 f° 1v.
[7] Espagne, San Juan Bautista de Baños, VIIe siècle.
[8] Italie, Orviedo, Église Santa Maria de Naranco, 842 - 850 ; France, église Saint-Martin-des-Puits, XIe siècle.
[9] Linteau, France, Saint-Genis-des-Fontaines, 1020, pierre.
