>> Toutes les rubriques <<
· JUIFS DU MONDE. HISTOIRE. PERSONNAGES. (3440)
· ROIS.PRINCES.LA COUR ROYALE DU MAROC (262)
· JUIFS. CAMPS DE LA MORT. NAZIS. SHOAH. (2464)
· CÉLÉBRITÉS. COMÉDIENS. ARTISTES. (30)
· 1-RÉCIT D'UNE ENFANCE A RABAT. (220)
· TOUR DU MAROC EN 365 JOURS ET +.2013. (399)
· MELLAHS, ARTISANS ET VIE JUIVE AU MAROC. (253)
· CIMETIÈRES ET SAINTS JUIFS DU MAROC. (283)
· ROTHSCHILD. FAMILLES. DESCENDANCES. (448)
· ANNÉES 60. ANNÉES YEYE. (303)
Date de création : 28.02.2014
Dernière mise à jour :
05.02.2026
20392 articles
9 chances sur10, qu'il est mon grand pere
Par Anonyme, le 27.01.2026
mein vater war auch hartmann,und er ist tot in stalingrad
Par Anonyme, le 27.01.2026
merci. j'ai retrouvé la rue où habitait ma grand-mère
Par Anonyme, le 27.01.2026
camp d’exterminat ion en italie : trieste
Par Anonyme, le 26.01.2026
rue d'orléans ?
mes grands parents, maman et ses frères habitaient au n°6 en 1936, à priori jusqu'en 1959.
Par Philippe famille C, le 25.01.2026
· NABILLA BENATTIA.
· PRINCESSES ET PRINCES DU MAROC.
· LISTES DES PRÉNOMS HÉBRAÏQUES.
· PIERRES SUR LES TOMBES JUIVES ?
· LA CHANSON D'AUTREFOIS: TRABADJA LA MOUKERE.
· JEU DE NOTRE ENFANCE LA CARTE MAROCAINE: RONDA.
· ZAHIA DEHAR.
· PRINCESSE LALLA LATIFA HAMMOU DU MAROC.
· C’ÉTAIT LES DISCOTHÈQUES DE NOTRE JEUNESSE A PARIS.
· LES JUIFS CONNUS FRANCAIS.
· LA MAHIA EAU DE VIE MAROCAINE.
· LES FRERES ZEMMOUR. CRIMINELS JUIFS FRANCAIS.
· LE MARIAGE TRADITIONNEL AU MAROC.
· LES EPOUSES DU ROI HASSAN II DU MAROC.
· FEMMES INDIGÈNES POSANT NUES AU MAROC.
Selon Jean Besancenot, dans son livre Costumes du Maroc : « la population Juive était intégrée à la vie marocaine sous ses diverses formes et en tous lieux, avec des spécificités ».
JUIFS MAROCAINS DE CASABLANCA.

Dans son étude descriptive et exhaustive du costume Juif du Maroc (1934-1939), Besancenot écrivait que : « dans les villes, cohabitent au sein de la communauté Juive, le vêtement traditionnel et le vêtement Européen. La tenue des femmes essentiellement, au mellah, se compose de la camisole, bata, de la longue jupe froncée, souvent à volants, saya, et du châle de laine, pagnouelo.
Les filles s’habillent le plus souvent de robes de confection européenne, généralement de couleurs vives.
La coiffure est, pour toutes, faite d’un foulard de soie qui est la même sebniya roumiya que celle adoptée par toutes les musulmanes citadines.
La tradition est conservée dans le costume du mariage, Keswa el kebira, caftan de la mariée juive. Elle est revêtue par la mariée et les parents de celle-ci durant les cérémonies des épousailles. Elle est à peu près la même dans toutes les villes du Maroc. La Keswa el kebira est entièrement en velours, généralement vert ou bleu pour les villes de l’intérieur et rouge grenat pour les villes de la côte et du sud. »
Ce caftan juif « keswa el kebira » se compose de plusieurs éléments :
La jupe, zeltita (la tournante), une sorte de jupe portefeuille qui se replie de gauche à droite. Elle est garnie de nombreux galons d’or. Un corselet largement échancré, à manches courtes, rombaïz, également surchargé de galons d’or. De longues et larges manches de mousseline, les kmam tchmira, s’attachent aux mancherons du corselet. Une grande ceinture, hzam, d’épais lamé or, pliée en trois, fait plusieurs fois le tour de la taille.
Une coiffe accompagne souvent keswa el kebira. C’est une perruque sous forme de soualef, formé de deux franges de faux cheveux faits de fils de soie noire, réunis en deux nattes, dlalat, qui tombent de chaque côté du visage, devant les épaules.
C’est le père de la mariée qui offrait à sa fille, pour son mariage, la keswa el kebira que celle-ci revêtait ensuite, durant toute sa vie, à l’occasion de grandes fêtes : mariages, circoncisions, bar-mitsva,…etc.
De nos jours, la keswa el kebira est toujours d’usage, portée par la mariée juive pendant la cérémonie de hénné.
Selon toujours Besancenot, il est intéressant de savoir que les femmes juives se voilaient autrefois, tout comme les musulmanes. «Les femmes mariées ne sortent jamais qu’enveloppées de leur haïk » notait le docteur Lemprière au cours de son voyage, en 1791.
La keswa el kebira était portée par les femmes juives des mellah des grandes villes où s’est installée une communauté de juifs andalous, les séfarades, à : Rabat, Salé, Tanger, Tétouan, Meknès, Fès, Marrakech, Essaouira, Safi et jusqu’à Tiznit.
Dans les mellahs de l’Anti-Atlas, à Talaïnt, Ifrane ou Tahala, les juives portaient Keswa el kebira. Il ne s’agit pas d’une réplique exacte de ce costume.
Le corselet et le plastron sont les mêmes : même coupe, même abondance de galons dorés, on l’appelle qaftan. Par contre, la jupe est de la même forme que la saya, taillée dans une étoffe riche de velours ou de soie ; elle est toujours nommée zeltita.
En général, keswa el kebira, ce costume de fête était porté, selon Besancenot, dans tous les mellahs de l’Anti-Atlas. Au-delà et plus au sud, les juives étaient drapées de cotonnades blanches exactement comme les femmes berbères musulmanes de ces régions.

Mon arrière grand mère Rahel Mamane revêtue de la Kessoua el kbira pour le hénné des juifs marocains.

La mère de ma grand mère Létitia Zaoui / Riboh portait un autre genre de coiffe, ici à Fés vers 1920.

Photo prise à Fés lors d'une cérémonie de mariage vers 1930.

recette du juifsEcrire un commentaire