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Date de création : 28.02.2014
Dernière mise à jour :
05.02.2026
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Le temple du rock à Paris.
Le Café d'Angleterre et Le Golf Drouot.
A retenir de ce lieu, c’est qu’il aura vu naître bon nombre de légendes de lamusique françaises et internationales.

Voici donc l’histoire du Golf Drouot, de 1955 à 1981…
Henri Leproux : de simple barman à instigateur du rock en France.
1955 : Café d’Angleterre, au 2 rue Drouot (9ème arrondissement de Paris). Pourtant près de la bouche de métro Richelieu-Drouot, la clientèle se fait rare dans ce salon de thé feutré. Un jour, sa propriétaire Madame veuve de Perdrix rajoute au premier étage un mini-golf à neuf trous, espérant appâter du jeune monde par cette initiative… mais peine perdue. Un autre jour, la patronne tente de faire de son rez-de-chaussée un thé dansant l’après-midi, mais ce n’est pas un succès non plus.
De son côté, Henri Leproux, fils de chauffeur de taxi et nouvellement employé au salon en tant que barman et chanteur de charme, se tient derrière le comptoir. Il scrute les tables aussi vides que son regard plein d’ennui et sait, au fond, ce qui ne va pas dans ce café : ça manque de rock !
En 1958, il demande alors à sa patronne si un juke-box ne serait pas de trop au-rez-de-chaussée: il souhaite en effet transformer les lieux en une discothèque pour jeunes. Madame Perdrix accepte l’idée, sans pour autant verser un sou, et l’employé finit par rencontrer le directeur de la marque Seeberg afin de s’approprier un appareil pouvant contenir cent 45 tours.
Il mise donc sur sa collection personnelle de disques de rock américain : les voix de Bill Haley, Elvis Presley et Jerry Lee Lewis résonnent au sein du café… et l’ambiance électrique qui émane du Café d’Angleterre ne tarde pas à attirer les jeunes passionnés de musique du coin. Peu à peu, pour le prix raisonnable d’un franc la boisson, la jeunesse d’un Paris d’après-guerre vient au café danser et écouter du rock d’outre-Atlantique. Le Café d’Angleterre laisse peu à peu la vedette au Golf Drouot, qui devient donc une discothèque en 1961.
C’est officiellement en 1962 que le golf miniature du premier étage sera remplacé par une scène et une piste de danse. Dominique Guillochon, plus connu sous le nom de scène de « Larsen » (ou « L’Arsène »), anime le club et est le premier DJ rock and roll à Paris. Il est ensuite chargé de la sonorisation des groupes se produisant sur scène, entre 1965 et 1968. Entretemps, Dominique Guillochon est témoin de l’évolution fulgurante de la salle…
Gene Vincent et les Sunlights.

Berceau du rock français et vitrine de la scène internationale
Le 30 mars 1962, Les Loups-Garous sont les premiers artistes à monter sur la scène du Golf Drouot. Le concert connaît un tel succès qu’Henri Leproux se résout à faire fermer les grilles du rez-de-chaussée pour ne pas créer de débordements avec le public. Face à cette réussite, Henri Leproux, devenu directeur du club parisien, organise chaque vendredi et samedi soir un « tremplin » rock. Sous forme de radio-crochet et accessible à tous, le concours fait jouer quatre à cinq groupes qui se produisent pendant une demi-heure face au public. Récompense à la clé ? Un enregistrement en studio, ainsi qu’un deuxième concert sur la scène du Golf Drouot ! L’idée connaît, une fois de plus, un véritable succès auprès des amateurs de rock en quête de renommée et de découverte musicale…
De 1962 à 1981, les concerts d’artistes français plus ou moins amateurs se succèdent sur les vestiges du parcours de golf. La bande du Square de la Sainte-Trinité comme les lycéens du Lycée Condorcet vont régulièrement au club pour y danser mais aussi y jouer toute la nuit. Parmi eux le jeune Jean-Philippe Smet, futur Johnny Hallyday, qui est alors seulement âgé d’une quinzaine d’années. Ce dernier fréquente le Golf pour y réinterpréter un répertoire de chansons américaines en français. On compte aussi parmi la foule Jacques Dutronc, à l’époque seulement guitariste de groupes comme Les Tritons, ou El Toro et Les Cyclones. Et bien sûr, il y a Claude Moine, alias Eddy Mitchell. Alors coursier au Crédit Lyonnais du Boulevard des Italiens, Claude Moine fait ses débuts avec son premier groupe, les Cinq Rocks, avant de se rallier avec Les Chaussettes Noires.
Le Golf Drouot n’est autre que la matrice de tout un style musical qui aura marqué la France : le fameux rock « yé-yé » ! Johnny Hallyday et Eddy Mitchell donc, mais aussi le dieu du twist Danny Logan et les Pirates, Dick Rivers et ses Chats Sauvages, ou encore Sylvie Vartan foulent les planches du Golf Drouot pendant cet âge d’or du rock français… Une émission intitulée Âge Tendre et Tête de Bois est même tournée au sein-même du Golf en 1961 par le fameux animateur Albert Raisner. Lors de l’émission, il reçoit Gilbert Bécaud, Nancy Holloway et Eddy Mitchell, pour qui c’est la première interview télévisuelle.
Après la vague rock’n’roll, entre 1965 et 1970, le club parisien connaît un déferlement du rock alternatif, progressif, psyché, punk et new wave, engendré par les groupes Dynastie Crisis, Daniel Balavoine et sa bande Présence, Téléphone, Magma, Little Bob Story ou encore Starshooter et le Marquis de Sade (pour ne citer que quelques noms !). D’autres artistes plus ou moins reconnus sont également venus gratter leurs guitares et frapper leurs caisses dans ce temple du rock : Ange, Les Gypsys, Les Fantômes, Les Vautours, mais aussi Long Chris et les Dalton, fondé par Christian Blondieau, futur parolier pour son ami Johnny Hallyday.
Le Golf Drouot est également une scène qui attire à l’international ! Les célèbres artistes anglais tels que The Who, David Bowie, Gene Vincent et Vince Taylor font également une halte dans cette mythique salle parisienne. Même les Rolling Stones y viennent pour un shooting photo ! Il y a également ce talentueux groupe de rock casablancais intitulé Golden Hands, qui y jouera et remportera le premier prix du tremplin du Golf Drouot, le 18 mai 1973. La salle est donc à l’apogée de sa gloire, mais plusieurs ombres viennent progressivement obscurcir ce succès…

Jean-Marc Warszawski, Olivier Didier et Alain Debris au Golf Drouot.

Plaque commémorative du Golf Drouot.
le 24 février 2014, le maire de la Ville de Paris Bertrand Delanöe fait installer une plaque commémorative sur les lieux du feu Golf Drouot. Lors de la cérémonie, le maire est accompagné de nombreuses stars de la chanson : Alain Chamfort, Jean-Jacques Goldman voire Michel Jonasz, qui ont fréquenté la salle. Henri Leproux meurt quelques mois après la commémoration, le 12 juin 2014, alors âgé de 86 ans.
Au-delà de cette plaque gravée sur ce qu’étaient les murs du Golf Drouot, beaucoup d’autres hommages ont été faits au temple du rock par plusieurs artistes : Joe Dassin en 1974, qui évoque le Golf Drouot dans sa chanson Les Plus Belles Années de ma Vie, Philippe Timsit avec son morceau Henri Porte des Lilas en 1981, ou encore Dick Rivers en cette même année fatidique, avec son titre plus que revendicateur Laissez-nous le Golf Drouot.
Le Golf Drouot, c’est la première discothèque rock de Paris, vingt ans d’existence, six milles groupes produits sur sa scène, et trois générations de rock français qui sont passées par sa scène et sa piste de danse…Même s’il n’est plus présent dans les rues de Paris, laissant la « jeunesse d’après » dans une étrange nostalgie de quelque chose qu’elle n’a jamais vécu, le Golf Drouot reste pourtant bien vivant dans les cœurs de ceux qu’il a su faire briller par son tremplin. Henri Leproux aura été le papa du Golf Drouot et le parrain de bien des talents de la musique française, marquant à jamais la culture musicale de Paris, et encourageant bien des cafés concerts à succéder sa salle, pour l’amour de la musique.

Nancy Holloway avec comme bassiste un certain Nino Ferrer.
Claude François et Les Californians.

Henri Leproux à gauche aux côtés de Johnny Hallyday et Eddy Mitchell.
La salle a fermé en 1981. Une plaque souvenir en hommage à Henri Leproux a été posée au 2 de la rue Drouot à Paris le 24 février 2014.