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AUGUST SANDERS. PHOTOGRAPHE DE JUIFS ET DE NAZIS.

Publié le 31/08/2021 à 08:36 par rol-benzaken Tags : sur travail société vie photo voyage enfants femme photos mort cadre livre center

August Sander est connu pour son immense travail sur la société allemande, ses métiers et ses catégories sociales entre les deux guerres. Sous le nazisme, celui qui est considéré comme un pionnier de la photographie documentaire, a fait des portraits de juifs et de "nationaux-socialistes".

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August Sander, né le 17 novembre 1876 à Herdorf, (Rhénanie-Palatinat) et mort le 20 avril 1964 à Cologne, est un photographe allemand.

Portraitiste scrupuleux de la république de Weimar, August Sander réunit photographie documentaire et pratique artistique, une démarche exemplaire aujourd'hui.

Il qualifiait la photographie par trois mots : « Voir, observer, penser ».

La démarche de ce photographe professionnel qui s'engagea dans une pratique artistique est une référence essentielle pour les artistes photographes des années 1970 et 1980. Les études sur la réception de son œuvre, inachevée à sa mort, puis reconstituée avec toutes les difficultés que cela comporte, ne font que commencer. Elles s'avèrent essentielles au moment où les pratiques documentaires se multiplient dans et hors le champ artistique, remettant celui-ci en question.

Sander, fils de mineur, travaille, dès la fin de l'école obligatoire, comme garçon de terril dans les installations minières des environs de son lieu de naissance, Herdorf. Il est pour la première fois en contact avec la photographie en assistant un photographe qui travaille pour la société d'exploitation minière. Avec l'aide financière d'un oncle, il peut s'acheter un équipement photo et s'installer un laboratoire.

Une autre étape sur la voie de sa professionnalisation est le service militaire (1897-1899), à Trèves (Allemagne), où, en tant qu'assistant d'un photographe, il peut acquérir d'autres expériences. Avec ses recommandations, il voyage pendant deux ans, et cela le conduit, entre autres, à Berlin, Magdeburg, Halle, Saale, Leipzig et Dresde, (à Dresde, bref suivi d'un enseignement artistique).

En 1901, il devient employé d'un studio de photo à Linz (Autriche) sur le Danube ; l’année suivante, il en devient copropriétaire et, en 1904, entièrement propriétaire. En 1902, il se marie; sa femme, Anna, lui donnera quatre enfants. En 1910, il quitte son affaire de Linz (Autriche) et s'établit à Cologne, où il fonde un nouveau studio. Au cours de la Première Guerre mondiale, il sert dans la Landsturm (formation militaire constituée de réservistes).

Au commencement des années 1920, Sander est en contact avec les artistes progressistes de Cologne et trouve dans ce cercle une forte résonance, entre autres, dans un échange étroit avec les artistes Franz Wilhelm Seiwert et Heinrich Hoerle mais aussi avec Gerd Arntz, Gottfried Brockmann (de), Otto Freundlich, Raoul Hausmann et Stanislaw Kubicki (de) (Berlin), Hans Schmitz (de), Augustin Tschinkel (Prague/Cologne) et Peter Alma (en) (Amsterdam). En outre, Sander est proche des peintres Jankel Adler, Otto Dix, Heinrich Pilger (de) et Anton Räderscheidt. Il est aussi en contact avec des musiciens, des écrivains, des architectes et des acteurs dont beaucoup font réaliser leur portrait par Sander et se trouvent dans son grand recueil Menschen des 20. Jahrhunderts (Les Hommes du xxe siècle).

En 1927, Sander entreprend un voyage d'environ trois mois en Sardaigne, avec l'auteur Ludwig Mathar; il fait environ 500 photos. La publication d'un livre sur ce voyage échoue.

En 1929, il publie un premier livre Antlitz der Zeit (Le Visage de ce temps), un choix de 60 portraits de Menschen des 20. Jahrhunderts (Les Hommes du xxe siècle).

Le nazisme affecte fortement son travail et sa vie personnelle. Son fils Erich, membre du Sozialistischen Arbeiterpartei Deutschlands (SAP), (Parti socialiste ouvrier d'Allemagne), est arrêté en 1934 et condamné à la prison où il meurt en 1943 ou 1944, peu avant la fin de sa peine, d'une appendicite non soignée. En 1936, son livre Antlitz der Zeit est saisi et les exemplaires imprimés détruits.

Pendant la guerre, il déplace son Lebensmittelpunkt (lieu officiel d'habitation pour le rationnement alimentaire) à Kuchhausen dans le Westerwald, où il peut mettre en sécurité la plupart de ses négatifs et de ses photographies avant les bombardements. Son studio est détruit en 1944 par une attaque aérienne.

En 1946, Sander commence une vaste série d'images sur les destructions de la guerre à Cologne.

Sa tombe se trouve au Melaten-Friedhof, principal cimetière de Cologne.

Erich Sander, Prisonnier politique, 1936-1940. 

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August Sander, National-socialiste [Membre de la SS-Leibstandarte Adolf Hitler], 1940.

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Son œuvre
Cette œuvre inachevée et immense a fait l'objet de plusieurs reconstitutions fondées sur des tirages rescapés et sur de très nombreux négatifs. La première fut publiée sous la direction de son fils en 1980 (431 portraits) avec la participation de l'historien Ulrich Keller. La seconde établie en 2002 par Suzanne Lange, conservatrice des archives du photographe à Cologne, a élargi le nombre des photographies selon une méthode argumentée.

Si l'on n'étudie que Hommes du xxe siècle c'est déjà 500 à 600 clichés, conçus comme une mosaïque du « Visage d'une époque», répartis en 7 sections subdivisées en cartons, ses portfolios. Suzanne Lange présente cette œuvre ainsi : « Partant de ce qu’il appelle «le portfolio archétypal » (Antlitz der Zeit, Visage d'une époque, 60 photos exposées en 1927, publié en 1928)(fac simile, le photographe a défini les groupes suivants : « Le paysan », « L’artisan », « La femme », « Les catégories socioprofessionnelles », « Les artistes », « La grande ville », ainsi qu’un septième groupe intitulé « Les derniers des hommes », ayant pour thème la vieillesse, la maladie et la mort. »

Œuvre d’une vie, conçue vers 1925, son travail était encore en cours en 1964 et comprenait des clichés allant de 1892 à 1954. Mais il semble difficile de distinguer parmi les photographies réalisées dans le cadre de son activité professionnelle celles qu'il a considérées comme relevant de sa démarche artistique (entre 500 et 600).

Œuvre largement posthume puisque publiée en 2002 sous une forme qui tienne compte de l’énorme quantité de photographies accumulées. Décédé en 1964 « ce n’est qu’au début des années 1970 que Sander réussit à acquérir une certaine notoriété par la publication, aux éditions Bucher, d’une vaste série de portraits intitulée Menschen ohne Maske (Hommes sans masque) »