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Date de création : 28.02.2014
Dernière mise à jour :
08.02.2026
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j'y suis moi même, en train de chercher les rues de mes grands parents... belles photos!
Par Anonyme, le 05.02.2026
9 chances sur10, qu'il est mon grand pere
Par Anonyme, le 27.01.2026
mein vater war auch hartmann,und er ist tot in stalingrad
Par Anonyme, le 27.01.2026
merci. j'ai retrouvé la rue où habitait ma grand-mère
Par Anonyme, le 27.01.2026
camp d’exterminat ion en italie : trieste
Par Anonyme, le 26.01.2026
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Friedrich Flick
Né le 10 juillet 1883 à Ernsdorf en Westphalie et mort le 20 juillet 1972 à Constance, fut l'un des principaux hommes d'affaires allemands pendant la république de Weimar, le Troisième Reich et les Trente Glorieuses dans l'Allemagne de l'Ouest. Il fut le fondateur de la dynastie après avoir établi un considérable conglomérat.
Il devint un des membres et fondateurs du parti nazi, profita de la liquidation des propriétés juives, et fut un producteur d'armements d'Adolf Hitler. Ses usines devinrent célèbres car elles utilisaient des prisonniers internés dans les camps de concentration comme main d'œuvre.
Il fut accusé de crimes de guerre au procès Flick, l'un des douze procès de Nuremberg, et il fit 3 des 7 années de prison auxquelles il avait été condamné. Il réussit à rebâtir son empire, devenant ainsi l'une des plus grosses fortunes du monde jusqu'à sa mort en 1972.

Biographie
Né dans le village d'Ernsdorf (qui fait à présent partie de la municipalité de Kreuztal) en Westphalie, fils d'agriculteur et marchand de bois, Friedrich Flick fait ses études secondaires à Siegen. Il suit une formation commerciale, accomplit son service militaire, et commencait les études à l'école de commerce de Cologne. Dans le cadre de ses études de l'administration des affaires, il a démontré un grand intérêt pour le domaine du bilan comtable. Ayant obtenu son diplôme en 1906, sa carrière débute comme commerçant et membre du comité des aciéries à Siegen et Schwerte. Il a bénéficié, à ce titre, de l'armement militaire durant la Première Guerre mondiale.
République de Weimar
Après la guerre, l'entreprise Flick détient déjà une position dominante dans la région de Siegerland. Grâce à des crédits avantageux au temps de l'hyperinflation, il est parvenu à racheter d'autres établissements en Haute-Silésie et dans l'Allemagne centrale. Il a notamment acquis, aux meilleures conditions, des exploitations dans la région de Katowice touchée par les insurrections de Silésie qui est séparée de l'Allemagne et reliée à la république de Pologne à la suite du plébiscite de Haute-Silésie en 1921. Pour empêcher l'expropriation aux autorités polonaises, il établit ses propres sociétés holding dans les Pays-Bas neutres avec la participation du capital des États-Unis ; il a obtenu pour cet objet le soutien du ministère allemand des Affaires étrangères. Avec un investissement raisonnable, Flick a réussi l'achat des parts détenues par les familles d'industriels établies, comme les Henckel von Donnersmarck et Ballestrem.

En 1923, le siège de la société fut déplacé à Berlin. Quelques années plus tard, il obtint d'autres investissements dans des sociétés sidérurgiques du legs de Hugo Stinnes. Néanmoins, l'ascension de ses entreprises a montré ses limites au cours de la Grande Dépression. En 1932, Flick pourrait assainir ses finances en se dégageant de son investissement dans la société minière de Gelsenkirchen. Le gouvernement allemand de Heinrich Brüning, craignant une vente à la France, a acquis l'entreprise à un prix excessif, ce qui a déclenché un scandale sur l'espace public.
Les fonctionnaires ont du mal à s'expliquer quant aux contributions financières de Flick à la campagne du chancelier Brüning, du ministre de la Défense Kurt von Schleicher et du président du parti nationaliste, Alfred Hugenberg. La même année, le secrétaire privé de Friedrich Flick, Otto Steinbrinck, rejoint l'amicale d'Hitler, Reichsführer-SS autour de Wilhelm Keppler.
Condamnation et redressement.
A droite.
Flick lors du jugement, en 1947. Friedrich Flick lors de sa condamnation dans son procès, le 22 décembre 1947.


Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, à la veille de la défaite allemande, Flick céda la majorité des actions à ses fils Otto-Ernst et Friedrich Karl. Il a déplacé le siège social vers l'ouest, à Düsseldorf, et a ordonné de détruire des documents à charge. Le 13 juin 1945, il fut arrêté par les forces occupantes américaines dans son manoir à Wackersberg en Bavière. Accusé de crimes de guerre au procès Flick, il a osé se défendre en déclarant qu'il aurait été victime du nazisme. Le 22 décembre 1947, il est condamné tardivement à seulement sept ans de prison à Landsberg. Mais il est relâché de façon scandaleuse par le haut commissaire allié John McCloy, après seulement trois ans de prison confortable, rien à voir avec ses camps de travail, où sont morts 40.000 déportés.
Durant la dénazification, les Alliés avaient pour projet de démanteler la groupe de sociétés Flick.
Osant faire appel contre une sentence déjà clémente, la direction nazie de FLICK est intervenue auprès du gouvernement Adenauer et a obteu le droit de récupérer, sans aucune pénalité, la majeure partie des installations sidérurgiques et des aciéries.
Pire, des demandes de remboursement, présentées par des entrepreneurs juifs spoliés par les nazis, ne seront dédommagées que sur la base d'actions délivrées à titre compensatoire. La société FLICK a osé souligner qu'il ne s'agissait pas d'un aveu de culpabilité. À l'époque du Wirtschaftswunder, Flick redevint l'un des hommes les plus riches de l'Allemagne, multi-milliardaire, actionnaire majoritaire de Daimler-Benz, possédant entre autres, des participations dans Dynamit Nobel, Buderus et Krauss-Maffei.
Scandale absolu : Il obtient en 1963 croix fédérale du Mérite.
À son décès en 1972, c'est une série de 330 entreprises employant 300 000 personnes, avec un chiffre d'affaires annuel de 18 milliards de DM qu'il laisse à ses descendants. La famille Flick est une richissime dynastie politique et industrielle allemande, héritière d'un empire industriel englobant la houille, l'acier et la société Daimler.
Elle s'est ensuite étendue aux États-Unis, à Philadelphie. Le Dr Lawrence Flick, qui développa la première cure contre la tuberculose, est un descendant direct d'un des frères de Friedrich Flick.
Controverse
La famille Flick a porté devant les tribunaux la controverse de sa contribution au nazisme, et le refus de payer des dédommagements aux victimes.
Au cours d'un procès en 1983, l'affaire Flick, on révéla que des politiciens allemands avaient été corrompus pour permettre au fils Friedrich Karl Flick (1927-2006) de réduire les impôts de ses sociétés.
Lors d'un procès à Bonn, plusieurs anciens ministres de l'Économie, Hans Friderichs et Otto Graf Lambsdorff, sont condamnés au paiement d'amendes pour « fraude fiscale ». Friedrich Karl Flick, fils d'un criminel de guerre, devint plus tard citoyen autrichien pour réduire encore ses dettes fiscales. En 1986, la famille Flick est obligée de vendre la majeure partie de son patrimoine industriel à la Deutsche Bank pour 2,5 milliards de dollars (1,4 milliard de livres sterling).
En 1997, l'université d'Oxford a refusé à juste titre, après une campagne menée par la direction de l'université et la communauté juive, une donation de 350 000 livres sterling provenant de Gert Rudolph Flick, afin de doter Balliol College d'un professeur de pensée humaine.
La tentative de Friedrich Christian Flick d'exposer sa collection d'art à Zurich, dans un musée construit par l'architecte Rem Koolhaas, a aussi été rejetée par les autorités suisses. En septembre 2004, nouveau scandale, la collection a été exposée à Berlin, à la Hamburger Bahnhof Gallery, malgré la protestation d'associations juives
Enfants
Otto-Ernst Flick (1916 - 1974), et ses enfants :
Dagmar, comtesse Vitzthum von Eckstaedt,
Gert Rudolph Flick "Muck Flick",
Friedrich Christian Flick "Mick Flick" (19 septembre 1944) épouse la comtesse Maria (Maya) de Schönburg-Glauchau (sœur de Gloria, princesse de Tour et Taxis) :
Friedrich-Alexander (1986)
Maria-Pilar (1988)
Ernst-Moritz (1989)
Rudolf Flick (né en 1919, décédé le 28 juin 1941 au début de l'opération Barbarossa sur le front de l'est),
Friedrich Karl Flick (3 février 1927 - 5 octobre 2006) - industriel, impliqué dans un scandale politique allemand ; marié trois fois dont une première sans descendance.
Alexandra (du 2e mariage avec Ursula Kloiber née Reuther)
Elisabeth (du 2e mariage avec Ursula Kloiber née Reuther) épouse le prince Wilhelm Alexander d'Auersperg-Breunner.
Victoria-Katharina (du 3e mariage avec Ingrid Ragger)
Karl-Friedrich (du 3e mariage avec Ingrid Ragger)
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Des centaines de milliers de dollars versés par l'héritière d'un industriel allemand reconnu coupable de crimes de guerre.Vue de l'entrée du musée d'art de Tel Aviv, le 26 juin 2023.

16 juillet 2023. Le Musée d’Art de Tel Aviv réexamine actuellement un don qu’il avait accepté, une importante somme d’argent liée à la fortune d’un criminel de guerre nazi.
Le nom d’Ingrid Flick figure sur la liste des riches bienfaiteurs du musée après – elle avait offert à l’institution 670 000 dollars, il y a une décennie. Mais l’origine de la fortune de Flick a récemment attiré l’attention, l’héritière ayant accumulé ses biens par le biais de feu son mari qui s’était lui-même enrichi grâce à la fortune de Friedrich Flick.
Flick était un industriel allemand qui était étroitement lié au parti nazi. Il avait apporté une large contribution à l’effort de guerre et avait profité des commerces qui avaient été spoliés aux Juifs. Il était mort en 1972, à la tête d’une fortune colossale.
Un porte-parole du musée a expliqué que « les dirigeants actuels du musée réexaminent avec minutie la situation. Ils vont définir leur positionnement concernant ce don et ils prendront les mesures appropriées sur la base de ce réexamen ».
Flick a indiqué au média : « en tant qu’amoureuse de l’art, en tant que collectionneuse d’œuvres d’art moderne, c’était mon désir depuis de nombreuses années de soutenir l’art également ouvert au public ».
« Le musée d’art de Tel Aviv a ainsi été une institution parmi d’autres à qui j’ai eu le plaisir de donner de l’argent. Cette donation et mon désir personnel d’apporter une contribution au musée d’art de Tel Aviv n’ont rien à voir avec l’histoire de la famille de feu mon époux. De telles hypothèses ne font qu’insulter le travail précieux qui est réalisé par le musée d’art de Tel Aviv que je continuerai à soutenir avec bonheur à l’avenir ».
Le musée avait déjà été plongé dans la controverse, au début du mois, suite à une conférence qu’il devait organiser en collaboration avec la maison de vente aux enchères Christie’s. Cette conférence, au mois de décembre, devait être le point d’orgue d’une série de conférences organisées ces douze derniers mois par Christie’s pour marquer le 25e anniversaire d’un accord sur la restitution des œuvres d’art pillées par les nazis. Mais le musée avait été très critiqué pour sa collaboration avec Christie’s dans le cadre d’une vente aux enchères – qui avait rapporté 202 millions de dollars – de bijoux appartenant à une famille qui s’était enrichie grâce à la spoliation des Juifs durant la Shoah.
La Fondation des survivants de la Shoah des États-Unis avait demandé au musée d’annuler l’événement, écrivant dans un communiqué qu’il revenait à offrir « une occasion aux profiteurs de la Shoah, au sein même de l’État juif, de justifier leur pillage ».
Le musée avait finalement annoncé sa décision d’annuler l’événement suite à la polémique. « Le Musée d’Art de Tel Aviv est attentif aux critiques et à l’opinion publique. Aussi a-t-il finalement renoncé à accueillir la conférence ‘Réflexion sur les restitutions’ avec Christie’s », avait indiqué un communiqué.
Le musée avait ajouté dans le communiqué entretenir « une relation professionnelle de longue date avec Christie’s » et il avait précisé que la conférence du mois de décembre aurait également donné la parole aux familles de survivants de la Shoah, au-delà des historiens et des experts du droit.
Il avait indiqué que la conférence « avait été programmée bien avant » la vente controversée de bijoux appartenant à feue Heidi Horten. La fortune à l’origine de cette collection exceptionnelle de bijoux avait été construite pendant l’ère nazie par feu l’époux de Heidi, Helmut, membre du parti nazi qui avait utilisé cette affiliation pour déposséder les Juifs de leurs entreprises – un processus qui s’appelait alors « aryanisation ».
De nombreux propriétaires de firmes avaient vendu leurs entreprises au notable nazi à bas prix, sous la menace d’être déportés dans des camps de concentration.