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POGROM DE JUIFS A LVIV. POLOGNE EN 1941.

Publié le 27/09/2024 à 16:07 par rol-benzaken Tags : center sur vie livre

Pogroms de Lviv de 1941

Les pogroms de Lviv sont des massacres perpétrés contre la population juive de la ville alors polonaise de Lwów (aujourd'hui Lviv, en Ukraine), en 1941, pendant la Seconde Guerre mondiale, pendant l'occupation allemande.

Avant ces massacres, la ville se trouve en zone d'occupation soviétique à la suite de la double invasion menée en 1939 par les Allemands à l'ouest et les Soviétiques à l'est. L'occupation soviétique s'est traduite par de nombreux assassinats et déportations dont furent victimes les habitants polonais, ukrainiens et juifs jugés comme ennemis du régime tandis que certains juifs faisaient partie des rangs du NKVD, ce qui contribua à l'exacerbation de l'antisémitisme de la population ukrainienne nationaliste, d'ailleurs également hostile aux Polonais (majoritaires).

Les Soviétiques sont chassés de Lwów par l'offensive allemande contre l'URSS (opération Barbarossa) déclenchée le 22 juin 1941.

Qu'est-ce que l'opération Barbarossa ?

Peu après l'arrivée des Allemands en ville, les pogroms commencent, perpétrés par des nationalistes ukrainiens : le premier a lieu du 30 juin au 2 juillet 1941, le second du 25 au 29 juillet 1941. L'historien allemand Peter Longerich et l'Encyclopédie de l'Holocauste estiment que le premier pogrom a fait au moins 4 000 morts. Il a été suivi par 2 500 à 3 000 arrestations et exécutions supplémentaires des Einsatzgruppen. Le second pogrom ("Aktion Petlioura"), fait plus de 2 000 victimes juives, toutes tuées en l'espace d'un mois.

Avant l'invasion de la Pologne par l'Allemagne nazie et l'Union Soviétique en 1939, la ville de Lwów qui comptait 312 000 habitants en 1931 avait la troisième plus grande population juive de Pologne (100 000) pendant l'entre-deux-guerres alors que les réfugiés fuyaient les nazis vers l'est.

Premier pogrom

Photographies prises par l'armée allemande pendant les pogroms.

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Dès l’entrée de l’armée allemande à Lwów, les portes des prisons furent ouvertes et l'importance du massacre des prisonniers du NKVD, perpétré par les Soviétiques, fut révélée. On estime le nombre de victimes à la prison de Brygidki à 10 000, même si plus tard les enquêtes allemandes ramèneront les estimations à un total de 4 000 victimes. Le rapport rédigé par le juge Möller indiquait que les juifs étaient responsables des atrocités soviétiques. Cela concordait avec le mythe nazi du judéo-bolchévisme, bien que les juifs polonais n'aient rien eu à voir avec les meurtres commis par le NKVD.

Mais, comme le notait l'historien spécialiste du Royaume-Uni et de la Pologne, Norman Davies : "à l’époque, le pourcentage élevé de juifs dans le personnel de la police de sécurité soviétique à Lwów était frappant."

Ainsi, le groupe Einsatzgruppen C, avec la participation de la Milice ukrainienne nationale et les dirigeants de l'OUN (Organisation des Nationalistes ukrainiens), a organisé le premier pogrom, principalement dans le but de se venger des meurtres ayant eu lieu dans les trois prisons de Lviv. Le rapport allemand mentionnait que la majorité des victimes des meurtres soviétiques étaient ukrainiennes alors qu'un nombre important de prisonniers juifs figuraient parmi les victimes du NKVD (dont des intellectuels et des activistes politiques).

Les juifs polonais ont été ciblés collectivement. Une milice populaire ukrainienne - qui serait bientôt réorganisée par Himmler et renommée Ukrainische Hilfspolizei (Police auxiliaire ukrainienne) - a été assemblée pour diriger le premier pogrom. Ainsi, en présence des forces allemandes arrivées depuis peu, la foule hors de contrôle commit des actes d'une extrême violence contre la population juive de la ville. La propagande allemande a répandu une rumeur prétendant que les juifs soviétiques étaient impliqués dans les meurtres d'Ukrainiens, et le ministère allemand des Affaires étrangères l'a relayée en Suisse.

Les historiens ont démontré que la collection de photographies de David Lee Preston, censée montrer les victimes des meurtres de NKVD, est en fait constituée de clichés des victimes du pogrom.

Dans son livre Lemberg Mosaic, Jakob Weiss raconte qu'au départ la Milice ukrainienne a agi de manière indépendante – avec la bénédiction des SS – mais que plus tard elle ne devint qu'une force supplétive lors des opérations de meurtres de masse (Aktions) des forces allemandes, ou bien agissait directement sous les ordres nazis. La milice ukrainienne a reçu de l'aide de l'OUN, groupe de nationalistes ukrainiens organisés, ainsi que de la foule ordinaire et même de jeunes mineurs. Au moins deux membres de l'OUN-B dirigé par Stepan Bandera, Ivan Kovalyshyn et Mykhaylo Pecharsʹkyy, ont été identifiés par le Prof.

John Paul Himka sur plusieurs photographies du pogrom. Le chercheur Filip Friedman de Lviv, survivant de la Shoah, a révélé un rapport officiel du Bureau principal de sécurité du Reich qui commentait le massacre ainsi : "Pendant les premières heures qui ont suivi le départ des bolcheviques, la population ukrainienne a mené d'importantes actions contre les Juifs... Environ 7 000 Juifs ont été abattus par la police [ukrainienne] en guise de représailles pour les actes de cruauté inhumains [à Brygidki et les autres prisons]..." (du 16 juillet 1941).

Les meurtres commis par les Einsatzgruppen
Presque immédiatement après le premier pogrom, au début du mois de juillet 1941, l'Einsatzgruppe C attaché au Groupe d'Armée Sud lors de l'invasion de la Pologne, sous le commandement du SS-Brigadeführer Otto Rasch a effectué entre 2 500 et 3 000 arrestations à Lviv, en s'aidant de listes établies par l'OUN14. Les détenus ont été rassemblés dans le stade municipal situé à côté de leur propre quartier général. Parmi les prisonniers détenus et battus, il y avait également des polonais non-juifs et des dizaines de personnes accusées d'être anti-nazies.

Le lendemain, sous la supervision d'Otto Rasch, les prisonniers ont été transportés en groupes par camions vers des sites éloignés pour y être tués (voir Janowska). Les Einsatzkommandos 5 et 6 ont tiré sur les prisonniers jusqu'à l'aube. Ceux qui, à la fin de la journée étaient encore en vie ont été relâchés, leur nombre exact étant inconnu.

L'OUN, avec l'aide d'étudiants ukrainiens, fournit une nouvelle liste contenant les noms de professeurs d'université. Les universitaires ont été arrêtés avec leur famille, les 3 – et 4 juillet 1941 par les Allemands guidés par les Ukrainiens. Ils ont été divisés en deux groupes et massacrés sur les collines de Wulkeckie à proximité. Parmi les 40 victimes, au moins deux universitaires venaient d'un milieu juif, le Dr Stanislaw (Salomon) Ruff, et le Prof. Henryk Hilarowicz (fils de Joseph Nusbaum, zoologiste, qui s'est converti au Catholicisme en 1907).

Les SS ont quitté Lviv plusieurs jours plus tard, selon la déposition du Brigadeführer Erwin Schulz, afin de mener des actions similaires à Berdychiv et a Jytomyr. Le Bataillon Nachtigall, composé d'Ukrainiens, est entré à Lviv avec eux le 30 juin 1941, et a également quitté la ville le 7 juillet, en prenant la direction de Vinnytsia18. La participation du Nachtigall dans les massacres du 3 au 7 juillet est actuellement contestée par l'Ukraine malgré de nombreux témoins oculaires, car leurs uniformes se ressemblaient.