AU MUR DES LAMENTATIONS A JERUSALEM.
Le nouvel ambassadeur américain David Friedman en Israël embrasse le mur des Lamentations, le 15 mai 2017 à Jérusalem.
David Friedman, nouvel ambassadeur américain en Israël, et le rabbin Shmuel Rabinovitch (g) devant le mur des Lamentations à Jérusalem, le 15 mai 2017 .
David Friedman, proche de Donald Trump et connu pour ses positions controversées en faveur notamment de la colonisation, est arrivé en Israël pour prendre ses fonctions d'ambassadeur des Etats-Unis, à quelques jours de la visite du président américain.
M. Friedman, de confession juive, s'est rapidement rendu au mur des Lamentations dans la Vieille ville de Jérusalem. Il y a prié et a embrassé le mur, haut lieu du judaïsme.
M. Friedman doit remettre mardi ses lettres de créance au président israélien Reuven Rivlin.
Décrit par M. Trump comme un "ami et conseiller de longue date", y compris pendant la campagne présidentielle, M. Friedman se retrouve aux avant-postes à un moment où le locataire de la Maison Blanche proclame sa volonté de présider à l'accord diplomatique ultime entre Israéliens et Palestiniens.
Sa prise de fonctions suscite nombre de questions sur la portée de ses prises de position passées. L'une des premières interrogations est de savoir s'il travaillera à Tel-Aviv ou à Jérusalem.

Le déménagement éventuel de la représentation diplomatique américaine de Tel-Aviv à Jérusalem se trouve à nouveau au cœur de cette controverse touchant au statut de Jérusalem, l'une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien.
Mais la polémique a été amplifiée contre toute attente par des propos qu'aurait tenus, selon les médias israéliens, un officiel américain préparant la visite du président et selon lesquels le mur des Lamentations, haut lieu du judaïsme, se trouverait non pas en Israël, mais en territoire palestinien occupé.
Le statut légal et diplomatique de Jérusalem est un casse-tête. Israël considère tout Jérusalem comme sa capitale indivisible, y compris donc la partie palestinienne (Jérusalem-Est) qu'il a annexée en 1980. Les Palestiniens veulent établir à Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. Le statut de Jérusalem tel que défini par Israël n'a pas été reconnu par les Nations unies, qui considèrent Jérusalem-Est comme territoire occupé.
Donald Trump, attendu en Israël, a promis pendant sa campagne de reconnaître Jérusalem comme la capitale de l'Etat et d'y transférer l'ambassade actuellement à Tel-Aviv, rompant ainsi avec la communauté internationale et des décennies de diplomatie américaine.
Les Palestiniens et les pays arabes ont mis en garde contre le potentiel explosif d'un tel transfert. Aujourd'hui, M. Trump semble beaucoup moins pressé, décevant les attentes de la droite qui, après les amères années Obama, criait au changement d'époque avec son investiture.
A l'approche de sa venue, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est confronté aux doutes sur sa volonté personnelle de voir l'ambassade américaine à Jérusalem.