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COSTUMES D'HOMMES JUIFS MAROCAINS.

Publié le 11/03/2015 à 00:00 par rol-benzaken Tags : center image centerblog sur place enfants femme

Au Maroc, à l'époque on interdisait aux hommes juifs, jusque vers 1850, de s'habiller autrement que de vêtements noirs et leur couvre-chef devait être uniformément une calotte noire.

L'intervention des Puissances européennes modifia cette situation ; mais l'habitude était prise.

De nos jours, les israélites qui n'ont pas adopté le costume européen continuent la tradition du noir, et on a vu le samedi à Tanger même, à Rabat, à Marrakech, des jeunes gens couverts d'une élégante djellaba noire avec capuchon de même couleur et, sur le sommet de l'occiput, la petite calotte noire.

 

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Le costume

De même qu'ils parquèrent les israélites dans des quartiers séparés, le christianisme et l'islamisme leur ont imposé une tenue distincte. Déjà, au 10éme siècle, Al Mansour, Khalife d'Andalousie, les obligea à s'accoutrer de vêtements spéciaux, robe grossière à longues manches ; à la place du turban, un voile de forme grotesque : « Je veux, disait-il, qu'ils portent des vêtements qui les rendent ridicules ».

En 1215, le pape Innocent III introduisit en pays chrétien cette loi barbare. C'était la rouelle, ce signe d'infamie, qui, pendant six siècles exposa les juifs aux insultes et aux railleries.

Au Maroc, on leur interdit, jusque vers 1850, de s'habiller autrement que de vêtements noirs et leur couvre-chef devait être uniformément une calotte noire.

L'intervention des Puissances européennes modifia cette situation ; mais l'habitude était prise.

De nos jours, les israélites qui n'ont pas adopté le costume européen continuent la tradition du noir, et j'ai vu le samedi à Tanger même, à Rabat, à Marrakech, des jeunes gens couverts d'une élégante djellaba noire avec capuchon de même couleur et, sur le sommet de l'occiput, la petite calotte noire.

La femme, dont l'instinct de coquetterie est partout développé, n'a conservé du costume antique que ce qui lui seyait le mieux : jupe brodée, chemisette ou veste de nuance vive, chargée de passementeries de couleur, et, par-dessus, le châle espagnol.

Il convient d'ajouter que la jeunesse qui a passé par nos écoles, et même l'autre, a, en grande partie, adopté les modes européennes, môme les plus récentes : robes courtes, cheveux courts, etc.

Dans une réception du soir à Fès, des jeunes filles ont tenu à me montrer les modèles de l'ancien habillement marocain et sont arrivées, revêtues des costumes, soigneusement conservés dans des coffres, de leurs grand-mères ou de leurs aïeules ; costumes très riches, brodés d'or, lamés d’argent ou de magnifiques passementeries.

Et c'était un spectacle peu banal, que celui de ces belles enfants, qui s'exprimaient en fort bon français d'ailleurs, couvertes d'atours somptueux, qui évoquaient les siècles morts et l'image d'âmes disparues et qui venaient m'offrir une si curieuse fête des yeux, que Je ne retrouverai plus jamais.

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