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ECOLES JUIVES DE L'ALLIANCE A I U MAROC.

ECOLES JUIVES DU MAROC AUTREFOIS.

Publié le 14/04/2014 à 07:00 par rol-benzaken Tags : maroc paris photos background center blog centerblog sur vie monde enfants

Les plus importants agents du changement dans les communautés juives furent peut-être les énergiques directeurs des écoles de l'Alliance israélite universelle (AIU).

Cette organisation philanthropique juive fut fondée à Paris en 1860; elle se fixait pour but d'améliorer les conditions de vie des juifs à travers le monde.

Le moyen principal employé pour y parvenir fut l'établissement d'un réseau scolaire, surtout dans le monde méditerranéen.

Bien que juive, cette organisation s'appliqua à procurer aux coreligionnaires les plus pauvres une éducation laïque calquée sur le système éducatif français de l’époque. Le Maroc, pays du bassin méditerranéen où vivait le plus grand nombre de juifs, devint l’espace d'intervention de l'Alliance.

La première école de l'organisation fut établie à Tétouan, en 1862.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, et avant le début de la période française, les écoles de l'Alliance s'étaient bien implantées au sein des villes marocaines les plus importantes, formant une nouvelle élite de juifs d'éducation française.

L'établissement du Protectorat français, en 1912, fournit à l'AIU l'occasion de déployer considérablement ses activités au Maroc.

Les nouvelles écoles furent fondées dans le sillage de la pacification.

Ce n'est qu'au cours des années 1930 que des écoles de l'Alliance furent créées dans le Haut Atlas et dans les régions du Sud, la première d'entre elles en 1932, dans la ville de Demnate; Elias Harrus dirigea cette école de 1940 à 1946.

Les efforts pour étendre le réseau scolaire vers le Sud, dans ce que l'Alliance, conformément à la terminologie française, nommait le bled “la campagne” (terme issu de l'arabe marocain et faisant référence à la région ou à la localité d'où l'on était originaire), se trouvèrent suspendus durant la Seconde Guerre mondiale, mais reprirent vers la fin des années 1940.

Les juifs, qui étaient demeurés dans l'arrière-pays berbère, et que leurs coreligionnaires des villes percevaient comme restés hors d'atteinte de la modernité, firent l'objet d'efforts redoublés de la part de l'Alliance, aidée financièrement depuis la guerre par l'organisation philanthropique juive American Joint Distribution Committee.

Confiante en une vision du progrès qui prévoyait d'inculquer l'éducation moderne et l'alphabétisation aux filles autant qu'aux garçons, la suppression du mariage des enfants et l'européanisation de l'habillement et même des noms, l'Alliance espérait créer une nouvelle génération de juifs marocains qui amélioreraient le niveau de vie de leurs communautés et seraient préparés à évoluer dans un monde plus vaste.

Les nouvelles écoles, à Arghen Goundafi, Akka, Illigh, Tinerhir et ailleurs, qui ouvrirent leurs portes dans les années 1950, anticipèrent le fait que de nombreux juifs allaient quitter le Maroc.

Moins d'une décennie après que ces écoles eurent ouvert leurs portes, ces communautés multicentenaires avaient pratiquement disparu en raison de l'émigration.

Ecole à Tiznit en 1935.

3270.LES ECOLES JUIVES DU MAROC AUTREFOIS.

ECOLE ISRAELITE UNIVERSELLE. MOGADOR.

Publié le 14/04/2014 à 07:02 par rol-benzaken Tags : photos vie maroc france background center blog sur moi enfants nature livre fille
COPYRIGHT. NE PAS COPIER LE CONTENU SANS AUTORISATION DE L'AUTEUR.
 
ECOLE ISRAÉLITE UNIVERSELLE.  A I U .

ECOLE AUGUSTE BEAUMIER A MOGADOR (Essaouira).

L'école Auguste Beaumier qui est le nom de ce consul français au Maroc de la fin du 19eme siècle et dont l'AIU a choisi pour nommer son école de l'Alliance Israélite Universelle de Mogador.

Le célèbre consul de France Auguste Beaumier était dès 1866 pour beaucoup dans la diffusion de la langue et de la culture française à Mogador.
 
Par son action et ses multiples démarches il contribua de manière décisive à l'implantation à Mogador de l'école de l'Alliance israélite universelle (A.I.U.) de Paris malgré l'opposition de l'oligarchie juive qui était restée très anglophile.
 
Plus tard, l'école de l'A.I.U. allait prendre le nom de « Ecole Auguste Beaumier », par reconnaissance et en hommage à ce défenseur, avant l'heure, de la francophonie.
Il mourut à Bordeaux en janvier 1876.

 Visite de Mme la Générale Guillaume.

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M. Cohen: Enseignant à l'École Israélite de Mogador durant ..1955-1956.

M. Bitton: Directeur de l'École Israélite de Mogador durant ..1955-1956.

M. Conquy: Directeur de l'École Israélite de Salé durant ..1957-1962.

Monsieur Bitton était était le directeur de l'école de l'Alliance qui porte le nom du célèbre consul de France Auguste Beaumier qui dès 1866 milita en faveur de l'instruction française de l'Alliance plutôt que celle anglaise de l'Anglo Jewish School. Les blagues relatives à sa petite taille se muaient en admiration et quelle admiration, lorsqu'il ouvrait la bouche. Il nous clouait littéralement sur le siège lorsqu'il nous donnait des cours de mythologie grecque en classe de sixième. Tous se disputaient alors les exemplaires de l'Iliade et l'Odyssée de la bibliothèque de l'école.

Monsieur Cohen dit Kéna n'était pas conventionnel. Il ne supportait pas les manières ou les facéties. Il nous organisait des sorties dans la nature et certains en revenaient avec des couleuvres en cravate car il fallait surmonter l'aversion ridicule. Il faisait l'élevage de souris blanches en classe que nous appelions du nom des héros de bandes dessinées : Pipo, Concombre, Élastoc, Mickey, Minnie, Donald, Daisy, Riri, Fifi, Lulu, Nif Nif, Naf Naf, Nuf Nuf et ainsi de suite. Il nous faisait tenir un journal des souris. J'aimais le taquiner par mes questions qui venaient justement remettre en question certaines de ses affirmations ou analogies volontairement simplifiées à des fins pédagogiques. Il m'appelait la barre sur le T et le point sur le i.

Le professeur Léon Benarrosch était légendaire. Tout en lui était élégance : son discours comme son parler. Son tabac Amsterdamer parfumait la classe et il nous étonnait par ses pipes toujours différentes. Je me demande pourquoi on s'en étonnait puisque toute la classe lui offrait pour le nouvel an…une pipe ! Sa voix était claire et son discours parfaitement ponctué. Il nous faisait lire des volumes que nous devions résumer et j'avais l'habitude le jeudi soir de dicter des résumés à ceux qui voulaient bien prendre pour moi un livre supplémentaire à la bibliothèque car j'étais un lecteur avide. Il avait d'ailleurs le don de démasquer facilement ceux qui se contentaient de la seule remise de résumés sans même avoir ouvert le volume et qui avaient en plus le don de récidiver. Nous tenions  des cahiers de synonymes bien fournis, des cahiers de biographies et ses tests nous maintenaient en forme. Il nous faisait ingurgiter de la culture et encore de la culture…

Il y avait le couple Ohayon. Lui grand et svelte, elle courte et rondelette. Messieurs Mouryoussef, Mouyal, Cohen, Danan, Madame Ohayon et tant d'autres encore dont le dévouement à la carrière d'enseignant était des plus admirables.

Le chemin du retour de l'école se faisait généralement par petits groupes et de façon ordonnée. Il y avait un vieux gendarme que les enfants aimaient rendre fou en utilisant un sifflet identique au sien ce qui le mettait dans une rage de lèse-majesté car il se voulait seul à avoir cette prérogative. Le plus souvent bonhomme, il nous permettait de toucher parfois la crosse de son pistolet en bandoulière.

Vers la fin de l'année, une fièvre incontrôlable s'emparait des élèves qui braillaient à l'unisson durant les derniers jours devant l'administration qui savait alors se montrer étonnement clémente.

source: Les années de fertilisation. David Bensoussan.

A lire...     http://www.melca.info/aiu-fertilisation.html?   msclkid=11f2e316c46811eca9a8e7c8cf6e2bfc     

 

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Ecole Auguste Baumier MOGADOR 1954.

De gauche à droite, première rangée: SIMON COHEN (prof arabe), ANDRÉ ASSABBAN, LÉON BENARROSCH (actuellement à Montréal), JO KÉNA COHEN (décédé à Montréal),
ROSILIO, VICTOR MARRACHE (sa nièce est peintre à Montréal), MAURICE OHANA,
VICTOR LÉVY

Deuxième rangée : MOYAL (prof hébreu), FIBY OHAYON, SIMY CHRIQUI, RÉINE BITTON (directrice écoles des filles), CHARLES BITTON ( directeur et époux de Reine, a déménagé à Marseilles), ESTHER BRAMI,KALIFA, REINE MAZYA

Rangée frontale : ÉVA BITTON, MESSODY CHRIQUI, GIMONE AFRIAT, FIBY LOEUB, CLAIRE KNAFO, VIOLETTE SISSO, LUCETTE ETTEDGUI.

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Ecole Auguste Baumier MOGADOR.

Année 65-66 avec Madame Evéne prof d'anglais (avec lunettes noires) toujours de gauche à droite Emaleh ? Rachid ? Abecasis Harry Benoilid Armand Carrara Alfred Eharrar Daniel Carrera Claude fille aux lunettes Deloste Micheline Myara Esther Myara Ruth Oddiz Alice Chriqui Beria Courapied Maryvonne Elmalem Eliane Bouhadana Viviane Cohen Sylvia.

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AIU. ALLIANCE ISRAÉLITE UNIVERSELLE AU MAROC.

Publié le 14/04/2014 à 07:04 par rol-benzaken Tags : paris blog vie monde photos google sur roman maroc centerblog background photo

De longues années après l'ouverture de la première école de l'Alliance au Maroc, à Tétouan en 1862, les instituteurs et institutrices étaient en grande majorité d'origine étrangère.

Ils provenaient pour la plupart de l'ancien Empire Ottoman et des pays balkaniques et ont suivi une formation pédagogique et idéologique à l'Ecole Normale Israélite Orientale d'Auteuil a Paris.

Un de ces instituteurs était mon oncle qui s'appelait Joseph Bassan venant de Turquie.

Dans les années 60 il était directeur de l'école Sémah à Casablanca.

Monsieur Bassan Joseph fini ses études à Paris, il est envoyé au Maroc comme instituteur dans les écoles de l'AIU. (Alliance Israelite Universelle).

Enseignant à Mogador, Taroudant, Midelt dans les écoles de l' AIU vers les années 1928 à 1950.

Photo de classe Midelt 1932. Monsieur Bassan à gauche, Alice Riboh (Benzaken) ma mère et sa sœur Henriette Riboh (Bencheton).

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Classe d'une école juive à Midelt en 1959. Lydia Zenou, une cousine.

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Leçon d'hébreu dans une classe.

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LES DÉBUTS DE L'AIU. ECOLE ISRAÉLITE UNIVERSELLE.

Publié le 14/04/2014 à 07:06 par rol-benzaken Tags : roman blog center background paris maroc photos centerblog sur voyage enfants

Le voyage de Sir Moses Montefiore au Maroc de décembre 1863 à février 1864 contribue au développement des écoles de l’Alliance au Maroc.

Il pousse l’Alliance Israélite de Paris a ouvrir un réseau d’écoles partout au Maroc et plus particulièrement dans les villages de l’Atlas.

Durant la période 1880-1914, grâce notamment à l'aide financière du baron de Rothschild, de multiples écoles ouvrent au Maroc.

Il y a 27 écoles de l’Alliance dans 15 villes et villages atteignant 5.000 élèves au début du protectorat en 1912.

En 1915, le gouvernement français commence a  subventionner les écoles de l’Alliance.

Les écoles de l’Alliance ont continue à fonctionner au Maroc français et espagnol, même sous le gouvernement de Vichy.

Apres la guerre, le gouvernement français finance environ 60% du budget de l’Alliance, permettant a l'inscription d'augmenter de 22.000élèves en 1948 a 33.000élèves en 1956.

Bientôt, les enseignants sont eux-mêmes des personnes formées dans les écoles de l'Alliance : en 1945, l’Ecole Normale Hébraïque ouvre ses portes à Casablanca.


Dans les années 1951-52, entre 60 et 70% des enfants juifs sont scolarises dans les écoles de l’Alliance, reparties dans prés de 55 villes du Maroc.

L’attitude de l’alliance face au sionisme est difficile a cerner.

Dans les années 20, l’alliance s'est fortement oppose aux sionistes du Maroc.

16459.Le début de l'Alliance israélite universelle (A.I.U.).

La deuxième guerre mondiale marque un tournant dans l’attitude de l’alliance, liée d’une part a la tragédie de la Shoah et d’autre part a l’augmentation de l’aide financière des juifs d'Amérique et d’Europe.

L’Alliance n'a pas formellement embrasse le sionisme, mais a commence a enseigner l’hébreu moderne.

Néanmoins, l'association d'anciens élèves de l’Alliance a soutenu le sionisme.

Au départ l’arabe n'était pas enseigne dans les écoles de l’Alliance. Les enfants juifs parlaient le judéo arabe, mélange d’arabe dialectal et hébreux et furent oblige d’apprendre le français, leur langue maternelle étant considéré comme un dialecte. En dépit de l’élévation du nationalisme après la deuxième guerre mondiale, l’Alliance a résiste a l'enseignement de l'arabe classique, préférant se concentrer seulement sur le Français et l’hébreu.

L'arabe classique a fait partie du programme d’études dans toutes les écoles de l’Alliance après l’indépendance.

La grande vague de Alia dans les années 60 marque le déclin des écoles de l’Alliance au Maroc.

Il reste actuellement 2 collèges et lycées, une école primaire et une école maternelle de l’Alliance au Maroc.

On peut reprocher a l’alliance d’avoir négligé l'identité spécifique des juifs du Maroc mais on ne pourra jamais nier le rôle énorme que l’Alliance a joue tant du point de vue de l'éducation que d’un point de vue social.

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Classe de cours préparatoire à Larache, juin 1925.

ECOLE TALMUD TORAH A MAZAGAN-EL JADIDA.

Publié le 14/04/2014 à 07:08 par rol-benzaken Tags : photo livre photos background center blog travail

Ecole de l'Alliance Israélite Universelle à Mazagan.

mazagan alliance.jpg

Photo d'une classe de 1970.Ecole de l’AIU.

La classe de travail manuel. Photo : E. Starck (Mazagan).

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Photo d'une classe de 1953.

Ecole de filles. Inauguration de l’exposition-vente des ouvrages de la section professionnelle.

Les élèves de la section professionnelle posent dans la cour. Photo : David Abicidan, “Photo Dédé” (Mazagan).

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Juin 1950 - Ecole de garçons. Les élèves avant d’entrer en classe, avec leur professeur.

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Photo d'une classe de 1950.

Ecole de garçons. Les élèves du cours supérieur en classe, avec leur professeur. Photo : Mestre et Picaud, Casablanca

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Photo d'une classe de filles 1970.

Ecole de filles de Mazagan. Les élèves posent pour la photo.

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Photo d'une classe de filles années 50.

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Photo d'une classe à Mazagan de garçons années 50.

113402.ECOLE TALMUD TORAH A MAZAGAN-EL JADIDA.

PHOTOS ECOLES AIU RABAT-SALE. 1952.

Publié le 14/04/2014 à 07:10 par rol-benzaken Tags : blog center centerblog background sur vie france place monde photo photos travail bleu

Photo d'une cantine mixte de l'AIU à Rabat.Année 1952.

16536.AIU.Alliance Israélite Universelle.

Photo de l'école des garçons de l'AIU à Rabat. Récitation des bénédictions du motsé du pain.

Les élèves à table. Année 1952.

16542.AIU.Alliance Israélite Universelle.

Photo de l'école des garçons de l'AIU à Rabat. Une leçon de lecture d'hébreu. Année 1952.

16543.AIU.Alliance Israélite Universelle.

Photo d'une classe de l'AIU à Salé.Année 1952.

Un cours de couture.

16535.AIU.Alliance Israélite Universelle.

L'Ecole de l'Alliance à Salé. Maroc;

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Un récit signé Noar - 01.02.1948  ( נער ).

J'ai passé un Sabbath à Salé et je voudrais vous le décrire. Je croyais vivre un beau rêve et j'ai compris que la « nostalgie du ghetto et du mellah » qui hante quelques juifs français de ma génération n'est pas aussi folle ni aussi utopique qu'on ne serait tenté de le croire de prime abord.

Le mellah de Salé est à l'écart de la Médinah (ville arabe) et de la ville européenne. Il est entouré de hautes murailles crénelées, trois portes donnent accès au Mellah.

Les rues sont relativement spacieuses, les maisons blanches sont coquettes et assez confortables ; il n'y a pas de vraie misère. Les appartements sont suffisamment éclairés et aérés ; il y a l'eau courante et dans les maisons aisées, il y des installations sanitaires.

L'entrée des rues est ornée d'arbres. Une heure avant le Sabbath, le marché qui grouillait de monde et de marchandises se vide ; les maisons sont nettoyées, les lumières s’allument dans les demeures ; la ville juive se repose. Les hommes vont en djellabah blanche dans les Synagogues.

Les jeunes ont transformé le Talmud Tora en lieu de prières. Grand immeuble à un étage blanc entourant un patio intérieur baigné de soleil où sont installées des classes modernes. M. Hanania Dahan en est le Directeur comme il est l'âme de tous les éléments modernes et sionistes de Salé (il a déjà fait de la prison pour propagande sioniste et en est fier).

L'office est oriental, mais le chant est organisé, on ne chique pas, on ne crache pas par terre comme dans les Synagogues de la vieille génération ; quelques chants d'importation européenne détonnent au milieu de cette atmosphère sabbatique et orientale. Néanmoins on sort de cet office régénéré et on n'a pas la sensation comme à la sortie de nos offices religieux en France d'avoir suffi à une obligation sociale ou religieuse, on a reçu le Sabbath et on a fait sa prière, chose dont nous avons pour la plupart oublié jusqu'au souvenir et c'est ce qui rend nos offices en France aussi froids et conventionnels.

A Salé on vit son judaïsme ; en France nous n'en avons plus que la façade, les formes. A la sortie des Synagogues c'est sabbath dans le Mellah : des silhouettes blanches stationnent aux coins des rues sous un ciel bleu noir étoile, sous les arcades orientales et discutent de la Sidra ou d'une page du Talmud et non de la valeur du louis d'or ou de la cherté de la vie. Et ils discutent, les jeunes surtouts en hébreu. C'est Sabbath.

A l'entrée du Mellah un policier juif interdit l'accès aux gens qui ont une cigarette allumée ; le Beth Din, le tribunal rabbinique peut les pénaliser avec l'appui du « pacha ». Dans les maisons les lumières scintillent et on entend de tous côtés des chants sabbatiques. L'hospitalité bien juive est encore intacte au Maroc et dans la famille où nous avons été reçus nous avons vu le beau vendredi soir qui faisait briller encore mes années d'enfance et que faute d'ambiance on ne peut plus recréer pleinement, même si tous les gestes, toutes les prières, tous les cantiques toutes les rites, sont restés les mêmes.

Le Sabbath matin, le premier office a lieu dès 6 heures car à Salé également il y a des jeunes qui travaillent le Sabbath dans des administrations françaises de Rabat, mais ils ont une excuse, c'est que leurs parents gagnaient 1.000 frs par mois et qu'eux en rapportent 6 ou 7.

Néanmoins, avant de partir au travail ils font leurs prières et à leur retour après-midi ils étudient la Tora. Le soir vers le crépuscule, on se réunit à nouveau au Talmud Tora pour le Moadon, la réunion sabbatique comme en Eretz Israël. Cela se passe dans la grande cour intérieure ; 400 personnes, surtout des jeunes s'installent et devant la porte trois ou quatre gars solides sont obligés d'empêcher un nombre égal de franchir l'enceinte, faute de place.

Un exposé sur la Sidra, la vie d'un grand Juif, une revue sur les éléments du monde juif se suivent en hébreu avec traduction arabe. Les gens sont simples : ils écoutent bouche bée. On peut les amener au bout du monde quand on vient de France et qu'ils sentent que malgré cela on est encore juif. Des psaumes se chantent ; Arbith et Habdalah.

La semaine recommence avec ses misères pour les pauvres gens.

 

ECOLES AIU. ALLIANCE ISRAÉLITE UNIVERSELLE. EN MÉDITERRANÉE.

Publié le 14/04/2014 à 07:12 par rol-benzaken Tags : maroc image background gif center blog afrique saint monde photo photos

AIU. Alliance Israélite Universelle dans le bassin de la méditerranée.

Le Français a été la langue universelle des élites pendant de nombreux siècles.

A la fin du XVIII ième siècle, les gens cultivées parlaient la langue de Molière aussi bien à Saint Petersbourg qu'à Berlin ou Vienne.

Au XIX ième siècle, l'influence linguistique de notre pays a aussi conquis le bassin méditerranéen, dans tout l'empire Turc, les commerçants parlaient notre langue.

Les communautés juives ont participé à ce mouvement via l'alliance israélite universelle AIU qui a été fondée en 1860, et qui a ouvert tout autour de la Méditerranée des écoles francophones en particulier en Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie), mais aussi en Grèce, Egypte, Turquie, Liban, Iran etc..

Tout au long du XX ième siècle, l'anglais a grignoté le français. de la puissance dominante a tendance à devenir celle des scientifiques, des lettrés et des diplomates, ce fut le français, et aujourd'hui, c'est l'anglais, ou plutôt le «globish», un anglais édulcoré international qui sert de lingua-franca, de jargon compris partout dans le monde.

16531.AIU.Alliance Israélite Universelle dans le bassin de la méditerranée..

(photo d'un élève juif de l'AIU début du xxème siècle au Maghreb).

 

TIMBRE POSTE DE L'AIU.

Publié le 14/04/2014 à 07:14 par rol-benzaken Tags : maroc blog paris photos 2010 background center centerblog france presse enfants coeur
 
Un peu d’histoire…

L’éducation et la culture sont au cœur de l’activité de l’Alliance depuis sa fondation à Paris en 1860. Plus d’un million ’enfants y ont été scolarisés, tout autour du bassin méditerranéen. 


Aujourd’hui, ce sont 26 000 enfants en France, en Europe, au Canada, en Israël et au Maroc notamment, qui fréquentent le réseau des écoles de l’Alliance. 


L’enseignement « type Alliance » se donne pour ambition fondamentale de transmettre le judaïsme dans un esprit d’ouverture, de respect mutuel et de dialogue, tout en faisant la promotion des valeurs de la culture et de la langue française.


Le visuel du timbre, créé par Yann Gafsou, symbolise ces valeurs à travers 2 jeunes élèves écrivant le mot « apprendre » en hébreu, arabe et français, comme cela s’est passé et se passe dans les écoles de l’Alliance, notamment au Maroc.

D' après le communiqué de presse de la Poste.
 

150 ans de l'Alliance Israélite Universelle.

EN 1860, 6 JEUNES JUIFS FRANÇAIS CRÉÉS L'ALLIANCE AIU.

Publié le 14/04/2014 à 07:16 par rol-benzaken Tags : texte photos maroc presentation blog sur background center roman afrique france enfants monde air centerblog

En 1860, six jeunes juifs Français créent l'Alliance israélite universelle (A.I.U.).

Cette fondation marque l'institutionnalisation de la solidarité entre Juifs, à l’échelle mondiale.

Les fondateurs sont adeptes du mouvement des Lumières juif ou Haskalah ,apparu dans la deuxième moitie du 19e siècle en Europe occidentale et orientale.

L'A.I.U se donne trois buts : travailler à émancipation des Juifs partout dans le monde, aider ceux qui souffrent et soutenir toutes les sortes d’action qui vont en ce sens.

Classe en plein air a Rabat.

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L'institution connaît un succès important.

Les pères de l'A.I.U., influences par les idéaux de la Révolution Française et par l’intégration des Juifs en France depuis 1789, considèrent que l’émancipation des Juifs orientaux n'est possible que s'ils sont mieux instruits.

Par conséquent, la première mission qu'ils s'attribuent est de créer un réseau d’écoles afin d’éduquer les Juifs qui habitent en Afrique du Nord et en Orient.

L'idée  de l’AIU est  de favoriser la culture française sans favoriser l'assimilation.

La première école de l’Alliance au Maroc est fondée a Tétouan en 1862.

Les écoles enseignent le français, les mathématiques, la science, et l'étude religieuse juive.

L’apparition de cette école émancipée est vue d’un très mauvais œil par les rabbins qui craignent l’assimilation.

Un enseignement religieux important était donne depuis toujours aux enfants au heder jusqu'à l'âge de 13 ans partout au Maroc.

Séance de cinéma dans une classe de l'Alliance.

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ECOLE A I U AU MELLAH DE RABAT.

Publié le 14/04/2014 à 07:18 par rol-benzaken Tags : maroc photo background center enfants

 L'Alliance Israélite Universelle avait créé au Mellah de Rabat et aussi toutes celles du Maroc  des écoles pour éduquer les enfants juifs :

une garderie, une école maternelle, un école primaires, et deux collèges, un pour les  filles et un pour les garçons (30 par classe).

Les instituteurs venaient surtout de l'étranger, notamment de Turquie, mais il y avait aussi quelques juifs marocains.

Pour ceux et celles qui ont fréquenté cette école.

Photo de l'école de filles de l'AIU à Rabat. Année 1953.

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Photo de l'école de filles de l'AIU à Rabat. Année 1954-1955. Classe de Mlle Conquy.

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Rue Oukassa, entrée du Mellah de Rabat.

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La porte du mellah. En entrant à droite c'était l'école de l'AIU de garçons, à 50 mètres à droite commençait le mellah où se trouvaient prés de 5 a 8 anciennes synagogues .

Tout droit c'est la rue Souika et la médina, à 30 mètres de l'école de garçons était l'école de l' AIU filles et à gauche la garderie de la maternelle.


Elle était située juste à coté de la Librairie Elie Lousqui au 101 
Rue Oukassa , à l'entrée du Mellah de Rabat.

Une autre vue. Il y a aujourd'hui beaucoup de marchands devant.

Garderie AIU , Mellah de Rabat.1.jpg

 

C'est le soukkkkkkkkk.