Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· JUIFS DU MONDE. HISTOIRE. PERSONNAGES. (3439)
· ROIS.PRINCES.LA COUR ROYALE DU MAROC (262)
· JUIFS. CAMPS DE LA MORT. NAZIS. SHOAH. (2464)
· CÉLÉBRITÉS. COMÉDIENS. ARTISTES. (30)
· 1-RÉCIT D'UNE ENFANCE A RABAT. (220)
· TOUR DU MAROC EN 365 JOURS ET +.2013. (399)
· MELLAHS, ARTISANS ET VIE JUIVE AU MAROC. (253)
· CIMETIÈRES ET SAINTS JUIFS DU MAROC. (283)
· ROTHSCHILD. FAMILLES. DESCENDANCES. (448)
· ANNÉES 60. ANNÉES YEYE. (303)

Statistiques

Date de création : 28.02.2014
Dernière mise à jour : 31.01.2026
20338 articles


Derniers commentaires Articles les plus lus

· NABILLA BENATTIA.
· PRINCESSES ET PRINCES DU MAROC.
· LISTES DES PRÉNOMS HÉBRAÏQUES.
· PIERRES SUR LES TOMBES JUIVES ?
· LA CHANSON D'AUTREFOIS: TRABADJA LA MOUKERE.

· JEU DE NOTRE ENFANCE LA CARTE MAROCAINE: RONDA.
· ZAHIA DEHAR.
· PRINCESSE LALLA LATIFA HAMMOU DU MAROC.
· C’ÉTAIT LES DISCOTHÈQUES DE NOTRE JEUNESSE A PARIS.
· LES JUIFS CONNUS FRANCAIS.
· LA MAHIA EAU DE VIE MAROCAINE.
· LES FRERES ZEMMOUR. CRIMINELS JUIFS FRANCAIS.
· LE MARIAGE TRADITIONNEL AU MAROC.
· LES EPOUSES DU ROI HASSAN II DU MAROC.
· FEMMES INDIGÈNES POSANT NUES AU MAROC.

Voir plus 

Rechercher
Thèmes

prix roman france travail mort société centre femmes automne sur center cadre

La destruction du judaïsme polonais. LA SHOAH.3/3.

Publié le 26/01/2026 à 10:32 par rol-benzaken Tags : roman france travail mort société centre femmes automne sur center

La Shoah en Pologne :
La destruction du judaïsme polonais.

Auschwitz II

En octobre 1941, près de Brzezinka, débuta la construction d'Auschwitz II, également connu sous le nom d'Auschwitz-Birkenau. Des trois camps situés près d'Oswiecim, c'est celui qui comptait le plus grand nombre de prisonniers. En effet, le camp comportait plus d'une douzaine de sections séparées par des fils de fer barbelés électrifiés et, contrairement à Auschwitz I, il était surveillé par des gardes SS, et notamment, après 1942, par des maîtres de chiens SS. Il y avait des sections pour les femmes, les hommes et un camp pour les familles tsiganes déportées d'Allemagne, d'Autriche et du protectorat de Bohême et de Moravie. Enfin, il y avait un camp pour les familles juives déportées du ghetto de Theresienstadt.

Auschwitz-Birkenau contenait également les installations d'un centre d'exécution. Le camp joua un rôle essentiel dans la "Solution Finale". Dans le camp Auschwitz I, en septembre 1941, les SS testèrent pour la première fois le Zyklon B pour procéder à des exterminations massives. A la suite de ces tests "concluants", les Nazis adoptèrent le Zyklon B pour toutes les chambres à gaz des camps d'Auschwitz.

Au début, les SS transformèrent deux fermes en chambres à gaz, situées près de Birkenau. La chambre à gaz « temporaire » I entra en service en janvier 1942. Cependant, par la suite, elle fut démontée, alors que la chambre à gaz provisoire II fonctionna de juin 1942 jusqu'en 1944. Pour les SS, cette installation était inadaptée aux opérations de gazage massif qu'ils envisageaient de mettre en usage à Auschwitz-Birkenau. Entre mars et juin 1943, les Nazis ont construit quatre grands crématoriums. Chaque crématorium comportait trois zones : une zone de déshabillage, une grande chambre à gaz et des fours crématoires. Les SS continuèrent les opérations de gazage à Auschwitz-Birkenau jusqu'en novembre 1944.

Auschwitz III

Auschwitz III, connu sous le nom de Buna ou Monowitz, fut construit en octobre 1942 à l'intention des prisonniers affectés aux unités de production de caoutchouc synthétique de Burna. Elles étaient situées à la périphérie de la ville polonaise de Monowice. Au printemps 1941, le conglomérat allemand I.G. Farben ouvrit une usine dont les dirigeants voulaient exploiter les prisonniers des camps de concentration pour fabriquer du caoutchouc et des carburants synthétiques. I.G. Farben investit plus de 700 millions de reichsmarks (ce qui correspond à 1,4 million de dollars américains de 1942) à Auschwitz III.

De mai 1941 à octobre 1942, les prisonniers furent transférés d'Auschwitz I par les SS au « détachement Buna » à pied, puis en train. Avec la construction d'Auschwitz III à l'automne 1942, les prisonniers déployés à Buna vivaient à Auschwitz III. Parmi les prisonniers célèbres, il y avait Primo Lévi (qui écrira un libre autobiographique sur les camps plus tard, une fois libéré).
Auschwitz III disposait également d'un camp de formation au travail pour les prisonniers non juifs qui avaient été convaincus d'avoir enfreint la discipline de travail imposée par les Allemands.

Les camps secondaires

Le centre Auschwitz-Birkenau comportait également des camps secondaires. En effet, de 1942 à 1944, les responsables SS d'Auschwitz construisirent 39 camps secondaires. La minorité  de victimes qui échappaient aux chambres à gaz, était soit forcée à travailler dans l'un des trois camps principaux, soit employée dans de grandes fermes, notamment l'unité agricole expérimentale de Rajsko. Ces prisonniers étaient régulièrement sélectionnés. Les prisonniers sélectionnés pour le travail forcé étaient enregistrés et tatoués avec un numéro d'identification sur le bras gauche à Auschwitz I. Lorsqu'ils étaient jugés trop faibles pour continuer le travail ou malades, les SS les transféraient vers Auschwitz-Birkenau pour être tués.

3.2 - Déportations vers Auschwitz 

Des trains arrivaient fréquemment, puisque pratiquement chaque jour, à Auschwitz-Birkenau. C'était le principal camp vers lequel étaient déportés les Juifs, venant de toute l'Europe occupés par l'Allemagne ou par les alliés de l'Allemagne. Des convois arrivèrent de 1942 à la fin de l'été 1944. Selon l'USHMM (United States Holocaust Memorial Museum), le nombre approximatif de déportés par pays est le suivant : en Hongrie, il y eut 426 000 déportés, 300 000 en Pologne, 69 000 en France, 60 000  aux Pays-Bas, 55 000 en Grèce, 46 000 en Bohême et Moravie, 27 000 en Slovaquie. Il y eut 25 000 déportés belges, tandis qu'en Yougoslavie, 10 000 furent déportés, 7 500 en Italie, 690 en Norvège. Dans les autres pays, il y en a eut 34 000 (y compris les camps de concentration). 

C'est avec les déportations provenant de Hongrie, que le camp de concentration d'Auschwitz-Birkenau, fut le plus efficace, en tant qu'instrument nazi de la "Solution Finale", destiné à régler le "problème juif" d'Europe. Ainsi, entre la fin avril et le début du mois de juillet 1944, environ 426 000 juifs hongrois sur 440 000 furent déportés à Auschwitz. Les SS gazèrent environ 320 000 d'entre eux et en déployèrent environ 110 000 comme travailleurs de force dans les camps de concentration d'Auschwitz. Parmi ces derniers, beaucoup furent transférés, quelques semaines après leur arrivée à Auschwitz, vers d'autres camps de concentration en Allemagne et en Autriche, par des responsables SS.

Au total, 1,1 million de Juifs environ furent déportés à Auschwitz. Les chefs SS et les autorités de police déportèrent environ 200 000 autres personnes vers Auschwitz, dont 140 000 à 150 000 non juifs polonais, 23 000 Roms et Sinti (peuples tsiganes), 15 000 prisonniers de guerre soviétiques et 25 000 autres prisonniers de différentes nationalités (des civils soviétiques, des Lithuaniens, des Tchèques, des Français, des Yougoslaves, des Allemands, des Autrichiens et des Italiens).

Les nouveaux arrivants à Auschwitz-Birkenau étaient triés à l'arrivée, après être sortis des wagons. Des Juifs de l’Europe entière arrivaient pour être, dans leur grande majorité, directement assassinés dans les chambres à gaz, sans entrer dans le camp, sans y être enregistrés : ils n’échappaient à l’esclavage concentrationnaire que parce qu’ils étaient immédiatement mis à mort. Ils étaient déclarés inaptes, dans leur grande majorité, par le personnel SS. S'ils étaient choisis pour le travail forcé, ils étaient alors tatoués. Auschwitz  disposait de cinq crématoires appelés K I, K II, K III, K IV et K V. K I était à Auschwitz I tandis que les autres étaient à Auschwitz II c’est-à-dire Birkenau.

Donc, la majorité des assassinats par gazage eurent lieu à Birkenau; d’abord dans des bâtiments aménagés en bordure du camp, puis dans les chambres à gaz aménagées dans les gigantesques crématoires de Birkenau. Par ailleurs, en plus des crématoires, il y avait, dans un bois voisin du camp de Birkenau, des chambres à gaz dans deux bâtiments appelés Bunker. Les deux Bunker ont été utilisés avant la construction des crématoires K II à K V. C'étaient des bâtiments qui existaient déjà, ayant appartenu antérieurement à des paysans polonais. Le Bunker I comprenait deux chambres à gaz, le Bunker II en avait quatre. 

Pour cacher leurs intentions, les nazis déguisaient les chambres à gaz en salles de douches pouvant contenir jusqu'à 3 000 personnes pour les crématoires K II et III, et 2 000 pour les K IV et V. Une fois les portes des "salles de douches" fermées, un SS versait des cristaux de Zyklon B par des ouvertures dans le toit, qu'il bouchait ensuite par des dalles en béton ou par des lucarnes de bois en haut des murs. Les victimes succombaient 6 à 20 minutes plus tard de convulsions et d'étouffement. La durée variait, selon la quantité de personnes dans la salle et la chaleur.

Puis, les cadavres étaient sortis par le "Sonderkommando", chargé également de récupérer les objets de valeur, y compris les dents en or. Les objets personnels des gazés étaient, par la suite, triés dans l'entrepôt « Kanada » (Canada) pour être envoyés en Allemagne. Le Canada était synonyme de richesse pour les prisonniers. Ensuite, ce Sonderkommando devait empiler les cadavres dans des monte-charges vers la salle des fours aux K II et III car les chambres à gaz y étaient au sous-sol.

Au moins 960 000 Juifs furent exterminés à Auschwitz. Parmi les autres victimes figuraient environ 74 000 Polonais, 21 000 Roms (Tsiganes), 15 000 prisonniers de guerre soviétiques et entre 10 000 et 15 000 prisonniers de différentes nationalités (civils soviétiques, Tchèques, Yougoslaves, Français, Allemand et Autrichiens).


Le 7 octobre 1944, des centaines de prisonniers affectés au crématorium IV à Auschwitz-Birkenau se rebellèrent après avoir appris qu'ils allaient être exterminés. Les prisonniers firent sauter le crématorium et la chambre à gaz contiguë. Ils utilisèrent des explosifs introduits clandestinement dans le camp par des femmes juives issues d'un kommando travaillant dans une usine d'armement proche. Les Nazis écrasèrent la révolte et exterminèrent pratiquement tous les prisonniers impliqués dans la rébellion. Les femmes juives qui introduisirent les explosifs furent pendues en public au début de janvier 1945, sous les yeux d’Ida Grinspan, qui est venue témoigner dans notre lycée.


Cependant, les gazages se poursuivirent. Ils arrêtèrent en novembre 1944 lorsque Himmler ordonna aux SS de démanteler les chambres à gaz toujours en service. Alors, les complexes crématoires-chambres à gaz furent dynamités par ces derniers voulant fuir Auschwitz, à l'approche des troupes soviétiques en janvier 1945. Une fois les preuves détruites, ils abandonnèrent les camps d'Auschwitz-Birkenau, avec les prisonniers restant et partirent vers un autre camp. Le trajet s'est fait à pied, et sera appelé "La marche de la mort".

Conclusion

Le XXème siècle a été marqué par ce génocide, qui reste à ce jour, le plus terrible. La Shoah a fait entre 5,6 et 6 millions de morts. C'est le plus grand massacre, jamais organisé. Pendant plusieurs décennies, les miraculés se sont tus, et n'ont pas voulu raconter l'horreur qu'ils avaient vécu. Personne ne les croyait et ils avaient une volonté de se réintégrer dans une société qui les avait rejetés. Puis, la montée du négationnisme, dans les années 1970, les a poussés à témoigner. Aujourd'hui encore, de nombreux individus sont persuadés que les chambres à gaz n'ont jamais existé. Il est donc important de continuer à en parler et de témoigner pour que jamais, cette atrocité n’ait de suite.